La bourse est fermée

Grève : télétravail, retards… les droits des salariés en cas de “décembre noir”

Il y a de fortes chances pour que la grève du 5 décembre soit prolongée.... Pourrez-vous télétravailler sur la durée ? Si oui, comment obtenir l’accord de votre employeur ? Si non, quelles dispositions seront mises en place pour vous aider à vous rendre sur votre lieu de travail ?

Vous n’avez pas répondu à l’appel à la grève du 5 décembre et vous allez devoir travailler ce jour-là ? En réalité, “ce ne sont pas les journées de grève du 5 et du 6 décembre qui vont poser des difficultés : quasi tout le monde est préparé et s’est organisé. Les difficultés naîtront réellement lorsque le mouvement sera prolongé car les entreprises ont besoin de fonctionner et les salariés d'aller travailler s'ils veulent être payés”, relève Sabrina Kemel, avocate en droit du travail au sein du cabinet Jeantet.

Alors, salariés, quels sont vos droits si le mouvement de grève des transports est amené à durer plusieurs jours, voire plusieurs semaines ? Rappelons d’abord que, sauf à poser des RTT et des congés payés ces jours-là - une solution loin d’être pérenne si la grève dure plusieurs semaines -, “le salarié est obligé de travailler, insiste Philippe Wagner, cofondateur de la legaltech Captain Contrat. S’il ne vient pas travailler, il peut être sanctionné : il ne sera pas payé et il peut avoir un avertissement.”

Plus exactement, le salarié peut être sanctionné dans le cas où il ne justifie pas son absence. C’est valable également s’il arrive en retard. “Si une sanction tel un avertissement sera jugée disproportionnée en cas de retard ponctuel, il en ira différemment si le salarié arrive tous les jours en retard, même lors d'une grève prolongée, sauf s'il justifie ses retards, précise Sabrina Kemel. De même, si une absence justifiée par la grève - la journée du 5 décembre - sera comprise et admise par l'employeur, il en sera différemment si le salarié s'absente tout au long du mouvement de grève, a fortiori si ses collègues habitant dans la même zone viennent travailler.”

Dès lors, la sanction infligée au salarié pourrait aller… jusqu’à un licenciement pour abandon de poste ! Ainsi, le licenciement d’un salarié en raison de ses absences répétées dues à une grève des transports a été validé par la Cour d’appel de Paris le 26 mai 2005… Notamment parce que ses collègues avaient

Cliquez ici pour voir la suite

Ce contenu peut également vous intéresser :

Un ingénieur de Thales “en mission” en Colombie assassiné par un tueur à gages
Cheminots, enseignants, avocats... ce qu'ils reprochent à la réforme des retraite
Grève du 5 décembre : une crise politique et sociale plus forte qu’en 1995 ?
Airbus vend 50 A321 XLR à United Airlines, camouflet pour Boeing !
La séance de Bourse : tout ce qu’il faut savoir aujourd’hui