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Grève à la SNCF autour des primes JO: jour de galère pour les usagers des trains de banlieue

Les usagers des RER et trains de banlieue d'Ile-de-France exploités par la SNCF font face mardi à un trafic "très fortement perturbé" par une grève des cheminots (STEPHANE DE SAKUTIN)
Les usagers des RER et trains de banlieue d'Ile-de-France exploités par la SNCF font face mardi à un trafic "très fortement perturbé" par une grève des cheminots (STEPHANE DE SAKUTIN)

La journée noire dans les RER et trains de banlieue d'Ile-de-France mardi à cause d'une grève à la SNCF a engendré de grosses perturbations pour les usagers qui ont dû s'armer de patience et faire preuve d'imagination pour atteindre leur destination finale.

"J'ai pris le train à 8h40 à Fontainebleau (sud-est de Paris) alors que le commence à 12h15, donc là je suis en train de me rendre au travail et je vais arriver beaucoup plus tôt", soupirait en début de journée Josiane Dipita, réceptionniste de 33 ans et usagère du RER D, le plus durement touché par le mouvement de grève.

Sur cette ligne, seul un train sur cinq circule mardi par rapport à d'habitude et encore, seulement aux heures de pointe. Pour autant, Mme Dipita dit "comprendre" la grève des cheminots.

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Sylvain Léonard, chargé de mission à l'Office national des forêts, a dû innover pour toucher au but. Habitant dans les environs de Melun, au sud-est de Paris, il a décidé de prendre une chambre d'hôtel dans la capitale lundi soir pour être sûr de pouvoir rejoindre l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, au nord, mardi.

"J'ai du mal à comprendre la globalité des revendications", concède-t-il, sceptique sur le bienfondé du mouvement.

"Il est 10h00, je suis déjà debout depuis 7h00. Je ne suis pas encore arrivé pour aller à Ivry-sur-Seine. Je pense que je n'ai plus d'espoir de continuer. Je crois que je dois repartir", lâche lui fataliste en gare de Melun Flavien Backala, technicien de maintenance.

La classe politique, notamment à droite et à l'extrême-droite, s'est empressée de dénoncer une grève "insupportable", initiée par des "privilégiés", s'en prenant aux syndicats de la SNCF.

Vers 9H00, on a compté 480 kilomètres de bouchons en Ile-de-France, un cumul exceptionnel selon les sites de la direction des routes de la région Sytadin.

Cette démonstration de force des cheminots est organisée à la veille d'une réunion sur les primes allouées aux agents qui seront mobilisés pendant les Jeux olympiques et paralympiques.

- Pression sur la direction -

La CGT-Cheminots a dénoncé dans un communiqué la lenteur de la direction pour finaliser son offre, alors que "les entreprises impactées directement ou indirectement par les JO ont déjà pris des mesures, soit unilatérales, soit négociées, depuis plusieurs semaines".

Cette grève a pour but de forcer la direction du groupe public à augmenter les primes, affirme le secrétaire fédéral de SUD-Rail Fabien Villedieu.

D'après lui, à ce stade, la SNCF ne propose que 50 euros brut par jour travaillé pendant les Jeux olympiques (26 juillet au 11 août) et paralympiques (28 août au 8 septembre).

A la RATP, les négociations sont terminées depuis la semaine dernière. Les agents mobilisés toucheront en moyenne 1.000 euros brut par mois et la prime pourra aller jusqu'à 2.500 euros pour certains conducteurs du métro et du RER.

Les policiers et gendarmes travaillant en Ile-de-France pendant les compétitions toucheront eux 1.900 euros.

La présidente LR du conseil régional d' Île-de-France et de l'autorité régionale des transports Ile-de-France Mobilités, Valérie Pécresse, a fustigé mardi sur X une "grève indéfendable".

"Si ces primes JOP sont légitimes, le chantage à la grève lui ne l'est pas, surtout dans un grand service public qui devrait avoir les usagers au cœur. Les demandes des cheminots doivent rester financièrement responsables", a-t-elle commenté.

- Mobilisation dans les aéroports -

Parallèlement, plusieurs syndicats des agents des aéroports parisiens ont déposé un préavis de grève pour mardi, mais le mouvement ne devrait pas perturber le trafic outre mesure.

"Tous les vols prévus pourront être assurés", a indiqué une porte-parole d'Aéroports de Paris (ADP) dans un message à l'AFP, en précisant que "certains vols pourraient être affectés mais sans être annulés".

Les syndicats CGT, CFDT, FO et Unsa du Groupe ADP demandent "un plan d'embauche d'urgence", "l'ouverture immédiate de négociations des grilles avec revalorisation" et "une gratification homogène pour tous les agents" travaillant pendant les JOP.

bur-jum-ys-bur-agu/ico/eb