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Le gouvernement persiste sur sa réforme décriée de l'assurance chômage

·2 min de lecture

Le gouvernement a envoyé un projet de décret aux syndicats sur le changement de calcul de l'allocation chômage, une mesure phare de sa grande réforme plusieurs fois repoussée.

Le gouvernement est décidé à aller jusqu’au bout. En effet, il vient d’envoyer aux partenaires sociaux le nouveau projet de décret durcissant à partir du 1er octobre prochain le calcul de l’allocation-chômage, qui a été à la suite d'un référé déposé par les syndicats. L'institution a estimé que le moment choisi n’était pas le bon compte tenu de la conjoncture économique du début de l’été. A n’en pas douter, les centrales vont déposer un nouveau recours dans les prochains jours pour faire échouer l'exécutif.

Mais pour Elisabeth Borne, la ministre du Travail, cette fois, c'est la bonne: "Les chiffres sont spectaculaires, . Une perspective de croissance à 6,3% pour 2021, des records d'embauche au deuxième trimestre avec une part de CDI de près de 50% et un taux de chômage revenu à son niveau d'avant-crise." Promesse de campagne d'Emmanuel Macron en 2017, la réforme doit être un marqueur de la fin de son quinquennat pour montrer que le gouvernement continue à agir. Et l'exécutif n'en démord pas: et de favoriser l’emploi durable au détriment des contrats courts. "L'objectif est d'encourager le travail et de répondre aux tensions de recrutement que l'on constate aujourd'hui", poursuit Elisabeth Borne. A la clé, quelque 3,6 milliards d’économies, selon le gouvernement, pour éponger le déficit du régime qui va atteindre 10 milliards d’euros à la fin de l’année, une conséquence de la crise sanitaire.

Une réforme dure

Un constat partagé par Bertrand Martinot, spécialiste de l’emploi et conseiller à l’Institut Montaigne: "Avant la réforme, le montant de l’allocation était proportionnel au salaire journalier antérieur, indépendamment du salaire gagné sur le mois, explique-t-il. Conséquence, un chômeur pouvait gagner davantage en travaillant une fraction de mois avec un salaire journalier élevé qu’en travaillant un mois entier avec un salaire journalier plus faible."

Même si cet économiste reconnaît que la mesure est dure et va toucher une population fragile: "Il ne faut pas [...]

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