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Golf - Evian Championship - Anna Nordqvist : « Je n'ai qu'une hâte, filer à Tokyo »

·6 min de lecture

Présente à l'Amundi Evian Championship cette semaine, la Suédoise Anna Nordqvist prendra ensuite la direction de Tokyo et les JO. Déjà présente en 2016 à Rio, la double vainqueur en Grand Chelem explique en quoi une médaille primerait dans son palmarès.

Quel regard portez-vous sur le parcours de l'Amundi Evian Championship (qu'elle a remporté en 2017) cette année ?
Je ressens toujours de sacrées émotions lorsque je reviens ici. Évidemment le fait d'avoir remporté le tournoi en 2017 rajoute au côté émotionnel de ce tracé. Mais je m'y suis toujours sentie très à l'aise. Cette année, je trouve le parcours en très bon état malgré les pluies diluviennes de ces dernières semaines. Du coup, les roughs sont très denses autour des greens et des fairways. Il faut encore plus s'appliquer à toucher un maximum de fairways. Les greens me donnent l'impression d'être un peu plus fermes que d'habitude. C'est moins facile de « scotcher » la balle au deuxième ou troisième rebond sur certains d'entre eux. J'avais l'impression en début de semaine qu'on ne verrait pas énormément de scores très bas, mais vu la deuxième journée de Lee6 je me suis bien trompée (rires).

Vous allez participer à votre deuxième olympiade dans quelques jours à Tokyo. Que représentent les JO pour la golfeuse que vous êtes ?
J'ai grandi sans manquer les moindres Jeux Olympiques. Je regardais tous les sports, j'adorais ça. Prendre part à cet événement ça signifie qu'on fait partie des meilleurs athlètes de la planète. C'est quelque chose quand on y pense... Et c'est d'autant plus fort que je ne pensais jamais pouvoir y prendre part en tant que golfeuse. Alors quand le golf a été réintroduit à Rio, c'était un rêve exaucé. Je ne crois pas qu'on puisse égaler l'honneur de représenter son pays, de recevoir la dotation aux couleurs de son pays, de faire partie d'une grande équipe nationale. C'est dur de mettre les mots justes sur ce qu'on ressent lors de la cérémonie d'ouverture, quand on côtoie au village olympique quelques légendes du sport. Je n'ai qu'une hâte : filer à Tokyo.

En tant que joueuse de Solheim Cup vous faites aussi partie d'une équipe, le feeling est-il à ce point différent lors des Jeux ?
C'est différent dans le sens ou lors de l'épreuve olympique on est seul. On se qualifie pour les deux épreuves, on se bat pour faire partie de ces compétitions. Mais les JO, je crois qu'on en retire une satisfaction personnelle, peut-être un peu plus grande. En Solheim Cup, on se met au service de l'équipe, pendant les Jeux on se bat pour soi-même. Et puis lors des Jeux on représente peut-être plus directement son pays.

Comprenez-vous les positions de certains joueurs qui refusent d'aller aux Jeux, préférant le calendrier régulier de leurs Tours respectifs ?
Je trouve ça très décevant que certains golfeurs, hommes ou femmes, prennent position pour dire que les Jeux ne sont pas leur priorité. Je ne saisis souvent pas très bien leurs raisonnements. C'est d'autant plus gênant que c'est le genre d'attitude qui pourrait faire ressortir le golf des Jeux. On a travaillé suffisamment dur pour de nouveau être reconnu comme un sport olympique pour ne pas laisser quelques-uns décider du sort d'un sport tout entier. Je pense que ceux qui n'estiment pas qu'être un golfeur aux JO est un honneur se trompent lourdement.

Du coup, quel titre aurait votre préférence : un nouveau Majeur, ou une médaille aux Jeux ?
Les deux titres sont très différents. Avoir remporté deux Majeurs reste à ce jour le plus bel accomplissement de ma carrière. Mais je me demande si remporter une médaille ne serait pas encore plus fou. Dans le sens où les Jeux n'ont lieu qu'une fois tous les quatre ans. Les chances de gagner ce tournoi sont bien moins grandes. Et puis je suis certaine que la reconnaissance d'une médaille olympique est différente et a une résonance bien au-delà du monde du golf. Gagner une médaille olympique ça a du sens pour n'importe quel fan de sport.

Quel regard portez-vous sur le fait que la puissance et la longueur de balle deviennent à ce point importantes dans le golf moderne ? Ressentez-vous aussi cet effet Bryson Dechambeau ?
Je crois que c'est un mouvement global lié aux quantités d'infirmations de plus en plus détaillées qu'on obtient avec les outils de mesure modernes. Les radars de mesure, les données au sens large du terme permettent aux coachs et aux joueurs de façon générale de devenir plus efficaces. On comprend mieux comment générer de la vitesse, comment swinguer de façon efficiente. L'impact de la connaissance en biomécanique est aussi énorme depuis quelques années, les coachs physiques sont plus au fait de la meilleure manière de préparer les joueuses. Du coup, les jeunes joueuses qui débarquent sur le Tour sont clairement plus puissantes, mieux préparées, plus athlétiques. C'est sûr que la longueur est un avantage sur la plupart des parcours. Mais il faut que ce soit une puissance maîtrisable, parce que taper loin dans la forêt ce n'est pas nécessairement très utile.

À vous entendre, la longueur n'est pas si importante pour performer ?
C'est un avantage. Mais regardez des joueuses comme Inbee Park ou Jeong Young Ko. Elles gagnent régulièrement sur le Tour et en Majeur et ce ne sont clairement pas les joueuses les plus puissantes. Elles ont surtout une qualité globale de contrôle de balle qui est hors normes. Et c'est ça, à mon sens qui prime si on veut performer. Il faut avoir la maîtrise de ses profondeurs, la maîtrise de sa balle autour et sur le green. Je pense que ce contrôle primera toujours sur la puissance brute.

Ne pensez-vous pas qu'une version féminine de Bryson Dechambeau, l'exemple extrême, puisse un jour débarquer sur le Tour ?
Si, pourquoi pas. Mais il faut aussi avoir une morphologie capable de supporter de telles vitesses de swing. On voit déjà pas mal de jeunes joueuses qui ont appris à taper très fort se blesser plus souvent au dos ou au poignet. Je n'ai par exemple jamais tapé très fort, mais je n'ai jamais été blessée non plus. Même s'il y a de plus en plus de joueuses très bien préparées physiquement, il faut rester très vigilante quand on cherche à taper très fort.

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