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Global Technologies, le champion des télécoms dans les zones à risque

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PEPITES STRATEGIQUES (3/5) - Fournisseur important de l'OTAN et de l'armée, cette ETI française discrète est spécialisée dans l'installation de réseaux télécoms dans les zones à risque (Afghanistan, Irak, Sahel...). Sa possible cession fait des vagues dans le microcosme militaire.

A 72 ans, Jean-Paul Steinitz en a encore sous la semelle. Mi-novembre, en plein confinement, le patron de Global Technologies a déniché un jet d'affaires pour aller signer, à Bangui (Centrafrique), . Sa mission : remettre sur pied un grand réseau de faisceaux hertziens, qui permettra de rétablir un service télécoms de qualité dans la partie sud-ouest du pays, et de rejoindre un câble sous-marin au large du Cameroun. "Ce réseau, construit il y a 40 ans, est dans un état critique, souligne Jean-Paul Steinitz. Nous allons le rénover, et en profiter pour apporter Internet sur les 1.800 km du réseau, soit 40% de la population centrafricaine." Avec ce contrat de plusieurs dizaines de millions d'euros, le groupe français s'est payé le luxe de devancer ses rivaux chinois et russes (Yandex). Une performance, vu le poids croissant de Pékin et Moscou en Centrafrique.

Quasiment inconnu du grand public, Global Technologies est pourtant un des leaders mondiaux des réseaux télécoms critiques. L'ETI, basée à Clichy (Hauts-de-Seine), est spécialisée dans l'installation d'infrastructures télécoms, avec une prédilection pour les zones à risque (Afghanistan, Somalie, Mexique, Irak, Sahel...). Global Technologies ne fabrique pas les équipements télécoms, comme les antennes : il les achète sur le marché, et joue le rôle d'intégrateur au profit de ses clients (opérateurs télécoms, armées, industriels...). Le groupe calibre ses réseaux selon le besoin de ses clients : il peut aussi bien intégrer les antennes satellites high-tech de l'américain Kymeta pour des réseaux destinés aux forces spéciales que des équipements chinois, type Huawei, pour des clients africains très regardants sur les prix.

Si la société ne publie pas ses chiffres, son chiffre d'affaires serait compris entre 80 et 100 millions d'euros, dont 95% réalisés à l'export (40 pays). Le groupe, qui emploie une centaine de salariés en France, peut s'appuyer sur un réseau de 400 consultants à l'étranger, qu'il active en fonction d[...]

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