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La gestion trouble de Dune, la cryptomonnaie soutenue par Xavier Niel

La confiance que l’on confère à une monnaie est une notion fondamentale dans l’économie traditionnelle. C’est parce qu’on estime que sa gouvernance est bien gérée que l’on va l’utiliser. Si on apprenait, par exemple, qu’un gouverneur de la Banque centrale européenne avait réussi à vendre des millions d’euros de la réserve pour s’enrichir, cela aurait été désastreux pour l’euro. Toute proportion gardée, c’est une incertitude de ce type que traverse la communauté de la cryptomonnaie Dune. L’un de ses cofondateurs, Fabien Dureuil, est soupçonné de revendre en douce des millions d’unités qui ne lui appartiennent pas. Il a été suspendu de ses fonctions vendredi 22 novembre.

Dune est un protocole blockchain présenté en août dernier. Il est principalement développé en France et financé via le fonds franco-américain Starchain Capital de l’entrepreneur Cyril Paglino, auquel Fabien Dureuil appartient également. Quelques personnalités de renom comme Xavier Niel (*) et Marc Simoncini ont également investi des petites participations, comme Capital l’avait révélé à la fin de l’été. Récemment, l’équipe a ouvert “The Garage”, un lieu flambant neuf à Paris dont l’ambition est de devenir premier accélérateur de start-up blockchain européen.

Dune est issu d’une scission au sein de la communauté Tezos (11ème cryptomonnaie du marché, 912 millions de dollars de capitalisation). Lors de l’annonce de sa création, certains pro-Tezos ont accusé l’équipe de Dune de créer ce projet pour siphonner à peu de frais une partie de la valeur de Tezos. Mais l’équipe de Dune souhaite montrer patte blanche. “Nous sommes ici pour développer l’un des meilleurs protocoles blockchain du marché, expliquait Cyril Paglino en août dernier, les cofondateurs ne vendront pas leurs tokens lors de la première année pour montrer que nous avons une vision long terme”. Une volonté de transparence qui n’a pas été suivie de faits.

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Une gouvernance trouble

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