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General Electric: de la success story légendaire à l'éclatement, chronique de la mort du "modèle GE"

·2 min de lecture

L'éclatement de General Electric en trois sociétés n'est pas seulement une étape logique. C'est aussi la fin d'une incroyable épopée, et la mort d'un certain capitalisme à l'américaine. Le "modèle GE" n'est plus.

Les géants s'en vont parfois sur la pointe des pieds. Au moment où , qu'est-ce qui déchaînait les passions à Wall Street? , une société automobile de 3.500 salariés qui n'a pour l'heure livré que... 150 véhicules. Cela ne l'a pas empêchée d'être valorisée à plus 100 milliards de dollars, deux jours après le début de sa cotation. Plus que GM. Plus que Ford. Et bien plus que General Electric.

Les faire-part de décès sont restés sobres. "GE, tout simplement, arrive en retard à la fête de dé-conglomérisation", indique une note lapidaire de la banque d'investissement Jefferies. On pourrait presque croire que la fin du géant est une affaire banale. Mais pour cela, il faudrait être amnésique. Oublier les qualificatifs accolés au PDG surnommé en 1999 "manager du siècle" par le magazine Fortune, à l'exception peut-être de Steve Jobs et Bill Gates: le "Michael Jordan des dirigeants d'entreprises américains", dixit Bloomberg. Oublier la légende, la naissance en 1892 sous les auspices de Thomas Edison, les premières machines à radiographier, le premier moteur d'avion à réaction, le caoutchouc à base de silicone dans les bottes de Neil Armstrong, pour ses premiers pas sur la lune... Et tant d'autres inventions, d'exploits, de multiplication du chiffre d'affaires (par cinq sous la conduite de Welch) ou de la valeur en bourse (par près de 30, sous son règne). General Electric, pendant plus d'un siècle, n'a pas été un simple conglomérat américain –il était l'Amérique. Sa fierté. La projection de sa puissance.

Qu'en reste-t-il? L'ancien GE est mort depuis quelque temps déjà. En 2018, l'action avait été retirée du Dow Jones. Le groupe ne compte plus que 161.000 salariés, contre 300.000 en 2014. Signe des temps: en décidant de se diviser en trois sociétés indépendantes, GE suit le modèle de Siemens, alors que c'était l'allemand, il n'y a pas si longtemps, qui avait pour compas, pour modèle, l'Américain. Qu'on ne s'y trompe pas, General Electric a de beaux restes et possède toutes les[...]

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