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Gaza, Ukraine... l'Occident face à Erdogan, le Janus turc

CHINE NOUVELLE/SIPA

EDITORIAL - Lors de la rencontre avec le Premier ministre grec lundi, le président turc a soufflé le chaud et le froid auprès des Européens sur le conflit à Gaza, laissant transparaître son soutien aux membres du Hamas « qui essaient de protéger leur propre terre ». Une diplomatie à deux vitesses que Recep Tayyip Erdogan déploie fréquemment en fonction de ses intérêts politiques.

La petite phrase du président turc a fait sursauter dans nombre de chancelleries, même si ses partenaires occidentaux sont habitués à ses provocations verbales. Lors d’une conférence de presse à Ankara le 13 mai au côté du Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, qu’il appelle désormais chaleureusement « mon cher Kyriakos », Recep Tayyip Erdogan a révélé que la Turquie soignait dans ses hôpitaux « plus de mille membres du Hamas ». Une organisation qu’il ne voit d’ailleurs pas comme terroriste « mais plutôt comme un groupe de personnes qui essaient de protéger leur propre terre ».

Il n’y a eu depuis aucune confirmation officielle. S’agit-il réellement de membre du Hamas ou simplement de civils gazaouis amenés en Turquie après avoir été exfiltrés par l’Egypte ? En tout cas, une fois de plus, le « Reis » comme l’appellent ses partisans a fait entendre sa différence, le Hamas étant classé comme « organisation terroriste » aussi bien par les Européens que par les Etats-Unis. Ces propos d’Erdogan ne sont pas une surprise. Les liens sont aussi anciens que profonds avec ce mouvement palestinien issu des Frères musulmans qui avait ouvert un bureau à Istanbul dès 2012 et ils n’ont fait depuis que s’intensifier.

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« Le président turc est plus pro-Hamas que pro-palestinien, à la fois par conviction idéologique personnelle mais aussi sous la pression d’une opinion publique de plus en plus mobilisée sur Gaza », explique Ahmet Insel, professeur émérite à l’université Galatasaray et auteur notamment de La nouvelle Turquie d’Erdogan (éd. La découverte). Si le dirigeant turc s’était montré au début plutôt modéré dans le ton n’hésitant pas à dénoncer les tueries du 7-Octobre menées par le Hamas et espérant pouvoir jouer un rôle de médiateur, il a depuis radicalisé ses positions, pourfendant Israël comme « Etat terroriste » et ordonnant il y a un mois la coupure de tous les liens économiques avec l’État hébreu, se mettant[...]

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