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"La gauche est faible car elle n'a pas d’analyse et de projet pour la France"

·2 min de lecture

INTERVIEW - Laminée dans les sondages, la gauche est victime de son absence de diagnostic sur l'état du pays et de la montée des idées anglo-saxonnes intersectionnelles en son sein, selon le politologue Stéphane Rozès.

Les enquêtes d'opinion se succèdent sans démentir une loi d'airain: au premier tour de l'élection présidentielle de 2022, quelle que soit la configuration des forces en présence, la gauche et les écologistes seraient éliminés, sans espoir de défendre leurs couleurs au second tour du scrutin. : éparpillée en trois candidatures, celles de Yannick Jadot (EELV), Anne Hidalgo (PS) et Jean-Luc Mélenchon (LFI), la gauche serait laminée, engluée entre 6% et 11% des intentions de vote. Cet état de faiblesse généralisé est la conséquence d'une absence de projet et de la montée en son sein d'une gauche "woke" intersectionnelle éloignée des fondamentaux républicains, selon le politologue Stéphane Rozès, enseignant à Sciences Po et HEC et président de Cap (Conseils, analyses et perspectives).

Challenges - Comment expliquer l'état de faiblesse dans lequel se trouvent la gauche et les écologistes?

Stéphane Rozès - La gauche n’a pas de problèmes parce qu’elle est divisée. Elle est divisée parce qu’elle n’a pas d’analyse et de projet pour la France. Il ne faut pas inverser les causes et les effets. La présidentielle, c’est la rencontre entre un projet, un candidat et le pays. . Penser que l’on peut résoudre la question de son rapport au pays, de sa capacité à comprendre les attentes des Français, en ayant recours à une primaire me paraît tout à fait incongru. C’est particulièrement prégnant chez les écologistes qui ont du mal à s’accommoder des fondements de l’élection présidentielle et de ses symboles: l’incarnation, un certain rapport vertical au pays. Idéologiquement, politiquement, le noyau dur des militants EELV n’est pas adapté à ce qu’est une élection présidentielle. D’où les scores médiocres voire mauvais des écologistes à la présidentielle. Au sein des Verts, Yannick Jadot est peut-être celui qui l'a le mieux compris en atteste sa volonté de s’exonérer de l’ancrage trop pesant de la gauche et de jouer du ressort de sa personnalité, à l’encontre même de la culture des écolo[...]

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