La bourse est fermée

Gaspard Koenig s’immisce dans la présidentielle. Un nouveau Macron?

·2 min de lecture

EDITO - 40 ans, agrégé de philosophie, fondateur de "Génération libre", un think tank libéral, Gaspard Koenig a lancé un parti politique pour défendre ses idées: "Simple". Son mantra ? En finir avec l’oppression bureaucratique, qui selon lui étouffe le pays. Pertinent, brillant même, séduisant, mais un peu court.

C’est ce qui attire chez lui. La jeunesse. L’intelligence. Le côté disruptif. Le charme aussi. A cet égard, il n’est pas sans rappeler un certain . Même agilité intellectuelle. Même génération (cinq ans de moins). Même volonté de bouleverser un modèle vermoulu. Le président proposait une "Révolution". En réinventant l’Etat providence, en luttant contre "l'assignation à résidence" des plus modestes, en promouvant "l’émancipation par le travail"… Cette révolution n’ayant pas véritablement eu lieu, , philosophe, authentique libéral (après avoir tâté du communiste, du temps de ses études à Henri IV) propose une autre révolution: déconstruire une partie de l’édifice bureaucratique qui selon lui étouffe le pays. Lundi 15 novembre, il lançait donc son parti, "Simple", au Théâtre des Variétés. Avec un certain succès. File d’attente, salle pleine à craquer… Au premier rang: tous ceux qui ont tenté avec plus ou moins de réussite, de désengorger le système, les ministres Alain Lambert, Thierry Mandon, Hervé Novelli (créateur du statut d’auto-entrepreneur), le chef d’entreprise Guillaume Poitrinal qui avaient mené une commission d’étude dans le cadre du "choc de simplification".

La démonstration de Gaspard Koenig est implacable. Les exemples fourmillent. Il y a la tenancière d’une ferme-auberge qui passe la moitié de ses journées devant son ordi à décompter les heures dévolues à son travail à la ferme, les heures dévolues à l’auberge, en notant au passage les heures à mettre au crédit de la ferme quand elle sert à sa table des produits de la ferme… le tout sur fond de taux de TVA différents… Il y a les habitants d’un lotissement qui se voient obligés de tailler leurs haies à une certaine hauteur, alors que tous les voisins sont d’accord entre eux et que le jardin n’est pas visible de l’espace public… Il y a cet accidenté de scooter qui n’a jamais réussi à obtenir les prestations sociales auxquelles il avait droit car les logiciels de deux caisses différentes n’étaient pas compa[...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles