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Dans le Gard, avec les "lignards" d'Orange qui réparent le téléphone fixe

·2 min de lecture

REPORTAGE - Les techniciens d'Orange effectuent chaque jour 2.500 opérations pour entretenir le réseau de fils de cuivre dont dépendent encore 25 millions d'abonnés au téléphone fixe. En quoi consistent ces opérations alors que l'entretien de ce réseau -au coeur d'une guerre entre opérateurs- est voué à disparaître d'ici 10 ans? Réponses sur le terrain, à Bagnols-sur-Cèze.

A Bagnols-sur-Cèze, dans le Gard, une noria de camions et d’engins de chantiers s’aligne le long d’une petite route de campagne serpentant dans les vignes jusqu’à un hameau de 35 âmes. Les gilets des techniciens jettent des tâches fluorescentes dans le paysage plongé, en cette fin d'hiver, dans la grisaille. Dans la haie qui borde un côté de la route, un câble noir pendouille: la gaine contient les fils de cuivre qui assurent la liaison téléphonique et internet du hameau.

Un réseau de cuivre vétuste et tentaculaire -un million de kilomètres d'artères, 15 millions de poteaux, 21.000 noeuds de raccordement, dont dépendent encore, malgré les progrès de la fibre, 25 millions d’utilisateurs en France. "Au contact des végétaux, le cuivre s’oxyde", explique Jean Carle, le chargé d’affaires qui supervise le chantier. Ne pouvant installer ses poteaux à proximité de la ligne électrique qui fait face à la haie –un voisinage trop dangereux– Orange enfouit les câbles: des gaines neuves sont déposées dans une tranchée de 230 mètres, entre deux couches de sable, recouvertes de béton puis d’herbe.

Après la haie, quand le réseau redevient aérien, Nacer Chala, chef d’équipe poteau, 52 ans de métier au compteur (il a démarré à 15 ans et fête ses 67 ans), entre en piste avec sa tarière. Dotée d’un bras articulé, la puissante machine arrache délicatement, tel le dentiste extrayant un chicot, un poteau vieux de 50 ans. Zébré de griffures –traces de l’époque où les "lignards" réparaient les poteaux en les escaladant- le valeureux mât de bois est remplacé dans la foulée par un poteau en acier. "Entièrement à notre charge, la maintenance de ces 300 mètres de réseau cuivre desservant 35 utilisateurs coûte 35.000 euros", souligne Véronique Fontaine, Directrice des relations avec les collectivités locales du Gard.

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