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« Le garçon et le héron » de Hayao Miyazaki promet un adieu « onirique » d’après les premières critiques

CINÉMA - Chacun de ses nouveaux films est un événement, et celui-ci encore plus. Le garçon et le héron, la dernière création du célèbre réalisateur japonais Hayao Miyazaki, s’est dévoilé dans une première bande-annonce, ce mercredi 6 septembre, avant d’être présentée en ouverture du Festival international du film de Toronto (TIFF) 2023 le lendemain.

Le film du maître d’animation est déjà sorti au Japon en juillet dernier, mais aucune information ni image n’ont fuité. Il est d’autant plus attendu qu’Hayao Miyazaki avait annoncé partir à la retraite et ne plus faire de film après Le Vent se lève en 2013.

Le garçon et le héron raconte l’histoire de Mahito, un garçon de 11 ans qui doit quitter Tokyo avec son père en pleine Seconde guerre mondiale. Il part vivre à la campagne, dans le village natal de sa mère, tragiquement décédée. Sur place, le jeune garçon va faire la rencontre d’un héron qui va devenir son guide et lui faire découvrir un autre monde.

En France, il faudra encore patienter jusqu’au 1er novembre pour le voir au cinéma, sauf pour les chanceux qui assisteront à l’avant-première au Festival Lumière de Lyon mardi 17 octobre.

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Pour patienter d’ici là, les fans des studios Ghibli peuvent avoir un avant-goût à travers les critiques de la presse nord-américaine, fraîchement publiées après sa projection au TIFF. Le HuffPost vous les résume.

Un bijou visuel

Visuellement, tout le monde semble d’accord : c’est du grand Miyazaki. Indie Wire estime que « Le garçon et le héron fait partie des plus beaux films jamais dessinés ». Le journaliste raconte même qu’être plongé dans un univers « si luxuriant et vivant après une décennie de Minions » lui a fait le même effet que le critique culinaire de Ratatouille lorsqu’il a goûté la fameuse ratatouille.

Deadline fait le même constat : « un spectacle visuel qui ravive l’art de l’animation 2D à une époque dominée par le numérique ». La critique compare les passages du jeune héros entre les différents mondes à l’histoire d’Alice au Pays des merveilles. On retrouve la même idée dans l’article de Variety : « Le style est conforme aux films de Miyazaki les plus appréciés, jusqu’au pays des merveilles ressemblant à un purgatoire que Mahito passe la majeure partie du film à explorer ».

Les fans du coup de crayon du réalisateur ne seront donc pas déçus. « Chaque arrêt sur image parfaitement cadré pourrait devenir un tableau d’art, avec des arrière-plans picturaux si magnifiques dans leurs couleurs et leurs textures qu’ils invitent le spectateur à s’y perdre », écrit même le Hollywood Reporter.

Mais une intrigue (trop) complexe

Bien que poétique, le voyage entre les différents univers a un peu perdu la plupart des critiques. Selon une journaliste de The Wrap, cette complexité est propre aux récits du réalisateur japonais : « Vous ne serez pas surpris d’apprendre que tout n’est pas facile à suivre, c’est une aventure aussi captivante que toutes celles qui sont sorties directement de l’esprit de Miyazaki », écrit-elle.

Variety juge également que Le garçon et le héron est « imprévisible, mais toujours dans la lignée des précédentes œuvres de Miyazaki, ce qui est à la fois réconfortant et légèrement décevant ».

Pour le journaliste du Hollywood Reporter, il se passe quand même « beaucoup de choses dans ce film énigmatique, parfois surchargé sur le plan narratif ». Et Deadline d’ajouter qu’en voulant gardant la fin ouverte à différentes interprétations, l’intrigue du film devient presque « indéchiffrable ». « C’est un film tellement compliqué à regarder qu’il faut de la patience et plusieurs visionnages pour commencer à vraiment en démêler tous les fils », ajoute-t-il.

Le bon clap de fin ?

Personne ne peut prédire si Hayao Miyazaki va repartir à la retraite pour de bon, ou s’il est susceptible de dévoiler une nouvelle surprise d’ici une décennie. Si sa carrière devait se terminer aujourd’hui, Le garçon et le héron serait en tout cas l’adieu idéal.

« S’il s’agit bien de son dernier film - cette fois-ci pour de vrai -, quelle façon pour Miyazaki de prendre sa retraite, avec quelque chose de si personnel, de si artistique et de si intemporel », écrit The Wrap.

LE GARÇON ET LE HÉRON : Le *dernier* film de Miyazaki est un chef-d’œuvre : l’œuvre d’un homme immortel se préparant à sa propre mort. Il n’atteint peut-être pas les hauteurs vertigineuses de Le vent se lève, mais il se transforme en un chant du cygne encore plus parfait.

« Que vous sortiez du cinéma enchanté ou perplexe, une chose est sûre : l’impact artistique de Miyazaki reste inégalé », conclut le critique de Deadline. David Ehrlich, le journaliste d’Indie Wire, a d’ailleurs titré son article : « Le dernier chef-d’œuvre de Hayao Miyazaki est l’adieu onirique d’un homme immortel qui se prépare à sa propre mort ». Le maître du film d’animation ne partira pas sans une dernière haie d’honneur.

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