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Les Galeries Lafayette s'interrogent sur l'avenir du BHV

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EXCLUSIF - Confronté à la désaffection des touristes, la piétonnisation du centre de Paris, et une concurrence intense, le BHV Marais est en difficultés. La direction des Galeries Lafayette s'interroge sur son avenir. Une revue d'actifs est en cours.

Quel sort attend le BHV Marais? Voilà la question que l'on se pose à entendre Nicolas Houzé, directeur général des Galeries Lafayette. Interrogé par Challenges sur la situation de ce temple du commerce, situé rue de Rivoli, à Paris, le dirigeant a reconnu qu'il était en difficultés. Et que le groupe s'interrogeait sur l'avenir d'un grand magasin dans ce quartier rendu piéton. "Les difficultés de circulation dans le centre-ville nous pénalisent", regrette le petit-fils de . Une revue d'actifs est en cours. Et selon nos informations, un conseil de surveillance se tiendra au BHV la semaine prochaine. Contactés par Challenges, les syndicats disent ne pas être au courant de projets pour le BHV.

A 165 ans, quelle pourrait être la prochaine étape pour ce temple iconique du commerce? Probablement pas une fermeture. Mais pourquoi pas une cession, ou un passage en franchise? Cette dernière solution a été choisie récemment par la famille Moulin-Houzé pour onze Galeries Lafayette situés en France. Au total, ce sont désormais 38 points de vente qui sont opérés par des partenaires. Interrogée par Challenges, Amandine de Souza, la directrice du BHV reconnaît que le grand magasin connaît des difficultés.

Adieu touristes, télétravailleurs et automobilistes

Et pour cause, il y a d'abord eu les trois confinements, et les quelques cent jours de fermeture cette année, qui ont plombé les ventes en magasin. Les touristes, qui pèsent 15% du chiffre d'affaires habituellement, ont massivement disparu, même si les clientèles européenne et nord-américaine sont revenues cet été. Bien sûr, 15%, c'est moins qu'aux Galeries Haussmann, où il génèrent deux tiers des ventes, mais c'est loin d'être négligeable. Les Franciliens qui travaillaient à Paris, eux, ont désormais opté massivement pour le "home office" et arrêté de flâner dans les boutiques entre midi et deux.

Mais faire porter toute la responsabilité à la crise sanitaire serait trop facile. Elle n'a été que la goutte d'eau qui a fait déborde[...]

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