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Gérald Darmanin affirme que la France « n’accueillera pas de migrants » venus de l’île italienne de Lampedusa

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, était l’invité du 20h de TF1 ce mardi 19 septembre.
TF1 / Capture d’écran Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, était l’invité du 20h de TF1 ce mardi 19 septembre.

POLITIQUE - L’heure est à la fermeté. La France « n’accueillera pas de migrants » venus de l’île italienne de Lampedusa, sujette depuis plusieurs jours à un afflux important de migrants, a déclaré ce mardi 19 septembre le ministre de l’Intérieur.

« La France veut une position de fermeté », a martelé le ministre, invité sur le plateau de TF1. Le cas des demandeurs d’asile, par exemple pour des raisons politiques, est bien sûr différent, a concédé Gérald Darmanin, qui a cependant minimisé leur présence parmi les migrants débarqués à Lampedusa.

« Ce n’est pas en accueillant plus de personnes que l’on va tarir un flux qui évidemment touche nos capacités d’intégration », a-t-il poursuivi. « En revanche, nous avons dit à nos amis italiens que nous étions prêts à les aider pour reconduire des personnes dans les pays avec qui nous avons de bonnes relations diplomatiques », a ajouté Gérald Darmanin, citant la Côte d’Ivoire et le Sénégal.

« Ces gens doivent repartir dans leur pays »

Le ministre s’exprimait au lendemain d’une visite à Rome à son homologue transalpin, alors que l’Italie fait face à une accélération importante de l’arrivée de migrants sur l’île de Lampedusa, située entre la Tunisie et la Sicile. Entre lundi et mercredi derniers, environ 8.500 personnes, soit plus que l’ensemble de la population de Lampedusa, sont arrivées à bord de 199 bateaux, selon l’agence des Nations unies pour les migrations.

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Cette situation a mis les capacités d’accueil de l’île sous forte tension, généré une onde de choc politique en Italie et relancé l’épineuse question de la solidarité européenne en matière d’accueil et de répartition des demandeurs d’asile, pour soutenir les pays en première ligne de ces arrivées.

Au sujet des demandeurs d’asile, Gérald Darmanin a admis qu’il fallait « distinguer » leur situation de celle de la majorité des migrants, tout en renvoyant cette responsabilité aux autorités italiennes. « Si les personnes sont éligibles à l’asile, (si) elles sont persécutées sexuellement, politiquement, religieusement, évidemment c’est le devoir de la France comme d’autres pays européens de les accueillir », a-t-il reconnu.

Mais il a minimisé la présence de demandeurs d’asile parmi les migrants de Lampedusa, affirmant que la majorité de ces derniers ne fuyaient pas des persécutions. « Ce ne sont pas des Afghans, ce ne sont pas des Syriens. Ces gens doivent repartir dans leur pays », a-t-il insisté.

Le ministre a par ailleurs annoncé qu’il avait décidé de « renforcer » les contrôles à la frontière franco-italienne : les effectifs de police et de gendarmerie dédiés à cette tâche passeront de 500 à 700, a-t-il précisé.

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