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Les "frotteurs" : "un non-événement" pour certaines, une réalité glaçante pour d’autres

Brut.
Dans une tribune publiée par Le Monde, un collectif rassemblant 100 femmes dont Catherine Deneuve minimise le phénomène des "frotteurs" et défend une "liberté d’importuner". Pour les victimes, la réalité est tout autre.

Une femme "peut veiller à ce que son salaire soit égal à celui d’un homme, mais ne pas se sentir traumatisée à jamais par un frotteur dans le métro, même si cela est considéré comme un délit. Elle peut même l’envisager comme l’expression d’une grande misère sexuelle, voire comme un non-événement." C’est ce qu’on peut lire dans une tribune écrite par un collectif rassemblant 100 femmes, dont l’actrice Catherine Deneuve, publiée le 9 janvier dernier par Le Monde. Dans celle-ci, le collectif défend une "liberté d’importuner" et minimise le phénomène des "frotteurs", laissant sous-entendre que les victimes doivent avoir de la compassion pour leurs agresseurs.

Pourtant, selon la loi, les "frotteurs" peuvent être reconnus coupables d’agressions sexuelles. Ils encourent jusqu’à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende. Et selon les témoignages parfois glaçants de certaines victimes de "frotteurs", la réalité est bien différente.

Au moins 226 000 femmes ont été victimes d’atteintes sexuelles dans les transports

"Je lui ai dit : mais monsieur, arrêtez, vous me collez. Et quand je l’ai poussé, il m’a dit : sale pute." Voici le témoignage anonyme d’une femme qui été victime de "frotteurs" dans les transports en commun. Selon le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, 100% des (...)

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