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La France risque-t-elle un black-out électrique?

·2 min de lecture

LE NUCLEAIRE EN QUESTIONS (5/5) - Maintenances de réacteurs, fermetures de Fessenheim et de centrales thermiques, manque de vent... La sécurité d'approvisionnement électrique de l'Hexagone a été placée sous haute vigilance cet hiver, soulevant à nouveau des inquiétudes sur un potentiel risque de black-out.

C’était une première. Le 8 janvier dernier, RTE, le gestionnaire du réseau électrique, , via son dispositif , pour demander aux Français de réduire leur consommation alors que les températures chutaient. Quelques heures plus tard, l’opérateur a même coupé l’alimentation de après un incident technique en Croatie. Si la situation est restée sous contrôle, elle a à nouveau soulevé des inquiétudes sur la sécurité d’approvisionnement du pays en période de grand froid.

"Cette année, le parc nucléaire a été moins disponible, limitant nos capacités de production d’électricité. Ce qui a provoqué une vigilance particulière, ", assure Thomas Veyrenc, directeur exécutif en charge de la stratégie, prospective et de l’évaluation de RTE. La crise sanitaire a notamment provoqué le report à cet hiver d’arrêts de réacteurs pour maintenance, initialement prévus au printemps 2020. Ces dernières années, le réseau français est aussi fragilisé par les fermetures en chaîne de moyens de production pilotables (centrales thermiques, Fessenheim), alors que les mises en service de nouveaux sites prennent du retard (, , etc.). "Les conditions climatiques sur certains jours ont aussi conduit à une situation de vigilance, en particulier sur le mois de janvier 2021 pendant lequel le vent a été plus faible que l’année dernière à la même période", compare Thomas Veyrenc.

"Nous sommes passés d’un réseau surcapacitaire à un réseau dimensionné au plus juste, ce qui réduit les marges en cas de pic de consommation et manque de vent l’hiver comme ce fut le cas cette année", résume Nicolas Goldberg, senior manager énergie chez Colombus Consulting.

Des tensions "structurellement plus probables"

Un problème "de sûreté, de souveraineté et de compétitivité" s’alarme le député LR Raphaël Schellenberger, qui s'inquiète notamment des répercussions concrètes de . "Les sites nucléaires ne sont pas positionnés au hasard mais pour mailler le territoire et assurer des points de production. Avec cette fermeture, on fra[...]

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