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France: Un prêtre orthodoxe blessé par balle à Lyon, un suspect en fuite

·3 min de lecture

PARIS (Reuters) - Un prêtre orthodoxe a été blessé par balle à Lyon (Rhône) samedi devant son église et son agresseur présumé est en fuite, a-t-on appris de source policière.

Le prêtre était en train de fermer les portes de l'église vers 16h00 (15h00 GMT) lorsqu'il a été visé par deux coups de feu, a-t-on précisé de même source, ajoutant qu'il était soigné sur place et que son pronostic vital était engagé.

La victime, de nationalité grecque, a déclaré aux secours qu'il ne connaissait pas son agresseur, a-t-on également précisé.

Le ministère de l'Intérieur a fait état d'une intervention des forces de sécurité dans le 7ème arrondissement de Lyon, en appelant la population à éviter le secteur Jean-Macé, où un périmètre de sécurité a été installé.

Le ministère de l'Intérieur a activé une cellule de crise, a annoncé le Premier ministre, Jean Castex, en déplacement samedi à Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine Maritime), où un prêtre catholique avait été assassiné dans son église en 2016.

Annonçant qu'il rentrait en urgence à Paris, Jean Castex a affirmé "l'entière détermination du gouvernement et de la République pour permettre à tous et à chacun de pratiquer son culte en toute sécurité et en toute liberté".

L'attaque de Lyon intervient deux jours après qu'un Tunisien de 20 ans a tué trois personnes dans la basilique Notre-Dame de l'Assomption de Nice, et deux semaines après l'assassinat, à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) par un Russe d'origine tchétchène de 18 ans d'un professeur d'histoire-géographie qui avait fait quelques jours avant un cours sur la liberté d'expression lors duquel il avait montré une caricature de Mahomet.

SUR AL JAZIRA, MACRON REGRETTE DES "MALENTENDUS"

Le gouvernement a relevé jeudi, après l'attaque de Nice, le niveau d'alerte du dispositif Vigipirate au niveau "urgence attentat" dans toute la France et annoncé le renforcement de la protection des lieux de culte. Les effectifs du dispositif Sentinelle doivent notamment être portés de 3.000 à 7.000 hommes.

L'attaque de Nice a eu lieu le jour de la célébration par les musulmans de l'anniversaire du prophète Mahomet.

Des manifestations ont par ailleurs eu lieu ces derniers jours dans plusieurs pays musulmans contre la défense par la France et par Emmanuel Macron du droit au blasphème et à la caricature.

Le président français a défendu sa conception de la laïcité tout en réfutant toute stigmatisation de la communauté musulmane dans une interview diffusée samedi par la chaîne de télévision Al Jazira.

"Pour la première fois, alors même que nous vivions ces attentats, il y a eu des réactions très fortes, je dirais, à l'international pour attaquer la France sur la base de beaucoup de malentendus", a-t-il dit.

"Je veux redire que la France est un pays attaché à la liberté de culte et ce qu'on appelle souvent la laïcité. (...) Contrairement à ce que j'ai beaucoup entendu ces derniers jours, c'est que notre pays est un pays qui n'a de problème avec aucune religion au monde parce que d'ailleurs, elles s'y exercent toutes librement."

Emmanuel Macron a une nouvelle fois défendu le droit à la caricature, qu'il a présenté comme une composante de la liberté d'expression.

"Dans notre pays, la France, quiconque est journaliste peut s'exprimer librement sur le président de la République, le gouvernement, la majorité politique comme la minorité et sur le reste du monde. Dans cette liberté d'expression, il y a la possibilité aussi de dessiner, de caricaturer. Ça, c'est notre droit."

(Catherine Lagrange, Sarah White, Nicolas Delame et Marc Angrand)