La bourse est fermée

La France pourra-t-elle maîtriser l’envolée de sa dette ?

Décidément, la propagation de la pandémie de coronavirus et les mesures de confinement qui en résultent assombrissent les perspectives économiques de la zone euro. A tel point que Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne, n’a pas hésité à évoquer une récession de 5% dans l’Union européenne, rapporte le Frankfurter Allgemeine Zeitung. La patronne de la BCE a estimé que les mesures de confinement auraient un impact compris entre 2 et 10 points de pourcentage sur la croissance européenne.

Ce net refroidissement à venir sur le front de la croissance ne manquera pas de peser sur les finances publiques déjà très dégradées. La question étant de savoir dans quelle mesure… Dans ce contexte de très grande incertitude, François Ecalle, ancien rapporteur général du rapport sur la situation et les perspectives des finances publiques et président de l'association Fipeco, a cherché à mesurer l’impact sur le déficit et la dette publique d’une évolution du PIB dans les années 2020 à 2024 identique à celle des années 2008 à 2012 (c’est-à-dire les années suivant la crise financière des subprime). Si la crise actuelle est “évidemment très différente”, ce scénario permet néanmoins de montrer “l’ordre de grandeur de ses effets possibles et d’en tirer des enseignements pour la politique économique à suivre”, relève-t-il.

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En supposant un solde structurel stabilisé à son niveau de 2019, des mesures temporaires de relance mises en œuvre en 2020-2021 à hauteur de 1,3 point de PIB (31 milliards d’euros) comme en 2009-2010 et un solde conjoncturel fluctuant avec l’activité économique en jouant son rôle de stabilisateur automatique, “le déficit public serait compris entre 4 et 5,5% du PIB dans les années 2020 à 2024”, juge l’expert. La dette publique augmenterait fortement en 2020 et 2021, puis plus modérément, pour atteindre 116% du PIB à fin 2024 (contre près de 99% à fin 2019), selon lui.

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