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France - Nouvelle-Zélande: pourquoi les Bleus se présentent en favoris face aux All Blacks

France - Nouvelle-Zélande: pourquoi les Bleus se présentent en favoris face aux All Blacks

C’est le grand jour pour le XV de France. L’ouverture de la Coupe du monde, c’est ce vendredi soir avec un duel au sommet contre la Nouvelle-Zélande au Stade de France (coup d'envoi 21h15). Les Bleus d’Antoine Dupont font face à leur destin pour devenir la première équipe de l’histoire du rugby français à décrocher le titre mondial. Mais avant de songer à une éventuelle finale, il faut d’abord bien négocier ce rendez-vous face aux redoutés All Blacks. Un match qui symbolise l’aboutissement de plusieurs années de travail pour Fabien Galthié, qui a repris cette équipe début 2020 alors qu’elle était classée à la septième place mondiale.

>> EN DIRECT - Suivez le choc entre la France et la Nouvelle-Zélande

Au moment de sa nomination, son discours se veut tout de suite très clair : il faut à nouveau gagner des matchs, remporter des titres et redevenir une nation forte du rugby. D’entrée, lors du Tournoi des VI Nations, ses Bleus arrivent à vaincre les vice-champions du monde anglais. Durant des mois, ils continuent à battre tous ceux qui se dressent sur leur chemin. Et des cadors : Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud, Irlande, Australie... Aucune nation ne fait le poids.

La France s’offre même le Grand Chelem en 2022, douze ans après le dernier, et efface en plus de tristes records. En 2020, c’est la première victoire à Cardiff depuis 10 ans (23-27). En 2021, la première victoire à Dublin depuis 10 ans (13-15), la première victoire en Australie depuis 31 ans (26-28), et même un succès historique contre les All Blacks (+15, 40-25, le précédent record +14 datait de 1994). En 2022, il y a donc le Grand Chelem, puis en 2023 un triomphe historique en Angleterre (10-53), qui met fin à une série de neuf défaites pour les Bleus en terre anglaise. Aujourd’hui, les voilà au troisième rang mondial.

Les All Blacks font moins peur...

Malgré quelques blessures, Romain Ntamack en tête, jamais les Bleus n’ont semblé aussi préparés à l’heure d’attaquer un Mondial. En face, les légendaires All Blacks, triples champions du monde, font un peu moins peur que d’habitude. Même si, en juillet, ils ont remporté le dernier Rugby Championship, la compétition de l’hémisphère sud, ils ont subi ces derniers mois d’inhabituelles défaites. Des revers historiques de par leur écart : face à la France en 2021 ou contre l’Afrique du Sud il y a deux semaines en préparation, la pire de leur histoire (35-7). Ils ont du mal à renouveler leur effectif et traversent une crise de gouvernance dans un pays où ils sont depuis toujours les porte-drapeaux. Mais méfiance, ces joueurs, qui ont à cœur de faire taire les critiques, ont pour eux une statistique : en 31 matchs de phase de poule de Coupe du monde, ils n’ont jamais perdu.

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"Je suis sûr qu'ils peuvent rebondir et aller jusqu'au bout, veut croire l’ancien demi d’ouverture des All Blacks Dan Carter, interrogé par l’AFP. Ça va être la Coupe du monde la plus serrée de tous les temps avec l'Irlande, l'Afrique du Sud et la France qui jouent toutes un rugby fantastique. Il y a quelque chose avec les Français et les All Blacks et l'histoire des Coupes du monde. Cela remonte à la première Coupe en 1987 quand ils ont joué l'un contre l'autre en finale et nous savons aussi ce qui est arrivé en 1999 quand les Français dans un match fantastique ont réussi à éliminer les All Blacks en demi-finale. J'aimerais voir les All Blacks et les Français se rencontrer à nouveau en finale." Même confiance chez l'ancien arrière néo-zélandais Mils Muliaina, champion du monde en 2011 et présent en France pour suivre ce Mondial comme consultant.

"Je pense que les All Blacks gagneront contre les Français. Et j'espère qu'ils le feront. Ce sera un match difficile. Les Blacks peuvent le faire. J'espère que ce sera une rencontre serrée pour le tournoi, pour nous les fans de rugby. J'ai vraiment hâte. (...) Nous avons une superbe équipe avec des joueurs expérimentés comme dans le staff. Leur motivation sera de gagner ce premier match pour bien se lancer après dans le tournoi. On a une bonne équipe même si on a perdu notre dernier match contre l'Afrique du Sud. Ça va donner le ton pour le reste du tournoi. Parce que d'habitude, l'équipe qui reçoit joue un premier match contre une nation de niveau inférieur", a-t-il expliqué dans un entretien donné à RMC Sport.

... mais attention à ne pas les sous-estimer

Les Néo-Zélandais, en manque de leaders, semblent pourtant accuser le coup. Mais pour notre consultant Denis Charvet, attention à ne pas trop les sous-estimer. "Les Blacks, c’est génial par rapport à la ferveur populaire en France, ça fait monter la sauce, il faut du spectacle. Ce match est très périlleux dans le sens où il ne faut pas le perdre. Si on le perdait, ça aurait des conséquences terribles avec un match contre l’Italie qui serait décisif, avant d’enchainer un quart de finale. La Coupe du monde, c'est un marathon, il faut savoir gérer son temps", appuie l'ex-centre des Bleus. Et d’ajouter : "Cette équipe de France nous séduit depuis quatre ans, elle a fait des matchs incroyables et elle gagne. C’est une équipe de France conquérante qui gagne. C’est elle qui nous permet de rêver à ce titre. Elle en a le potentiel. L’attente est énorme."

Max Guazzini, ancien président emblématique du Stade Français et personnage incontournable du rugby français, se veut lui très serein. "On est parmi les favoris avec l’Irlande et l’Afrique du Sud, confiait-il ce vendredi dans ‘Apolline Matin’ sur RMC. La France - parce que l’Angleterre n’est pas au niveau en ce moment - représente tout l’hémisphère nord et c’est formidable. Bien sûr qu’on n’est un peu favori mais il y a d’autres équipes : l’Afrique du sud, l’Irlande et un peu les All Blacks. On est dans le quatre favoris. J’espère qu'on va transformer l’essai, ce serait tellement merveilleux pour la France. On a un bon entraîneur, Fabien Galthié, qui a réussi à transformer cette équipe de France, à bien choisir les joueurs à créer un état d'esprit."

Pas d'inquiétude non plus du côté de Florian Grill, président de la Fédération française de rugby : "Nos joueurs sont habités par la mission qui est la leur et veulent redonner le sourire au pays. Ils se sont préparés comme des fous pendant quatre ans. Ils ont envie de vivre une aventure collective de dingue." Ces derniers jours, les All Blacks se sont chargés de mettre la pression sur les Bleus en multipliant les éloges. "La France est probablement une des meilleures équipes du monde, a ainsi martelé le troisième ligne Ardie Savea. Ce sera un match physique. Nous devrons être attentifs à leurs nombreuses qualités et ce qu'ils mettront en place". Pour ce début de Mondial, la Nouvelle- Zélande devra se débrouiller sans le deuxième ligne Brodie Retallick, touché au genou, et le troisième ligne aile Shannon Frizell, blessé aux ischios-jambiers.

Les All Blacks ont en outre enregistré le forfait pour le match d'ouverture du centre Jordie Barrett, remplacé par l'expérimenté Anton Lienert Brown. L'ailier Emoni Narawa, touché au dos lundi à l'entraînement, manquera lui toute la Coupe du monde.

Article original publié sur RMC Sport