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France - Nouvelle-Zélande: comment les Bleus ont travaillé sur la gestion des émotions pour éviter le fiasco de 2007

France - Nouvelle-Zélande: comment les Bleus ont travaillé sur la gestion des émotions pour éviter le fiasco de 2007

Jamais dans son histoire, le XV de France n’a abordé une Coupe du monde avec un tel statut de favori. Il le partagera avec d’autres nations comme l’Irlande, première nation au classement World Rugby, l’Afrique du Sud, tenante du titre ou les inévitables All Blacks. Mais la pression sera bien plus forte pour ces Bleus chargés d’écrire l’histoire à domicile après avoir rendu les attentes de sacre inévitables par leurs résultats éclatants. Le nom de leur premier adversaire en ouverture du Mondial, la Nouvelle-Zélande, légende ultime de ce sport, ce vendredi (21h15) au Stade de France, rend ces débuts plus étouffants encore.

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La traumatisante lecture de la lettre de Guy Moquet

Mercredi pourtant, Fabien Galthié a diffusé l’idée de "légèreté" autour de son groupe avant cet évènement. Le sélectionneur et son staff ont tout préparé depuis quatre ans autour de "cette gestion émotionnelle des évènements".

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"On s’est entraînés, ça fait partie du travail qu’on a abordé depuis le début de notre mandat, qu’on a fait évoluer, on a progressé", a-t-il souligné.

L’histoire du rugby français est faite de ces écueils marquants. Le plus symbolique dans un tel cas de figure fut celui face à l’Argentine (12-17) en match d’ouverture du Mondial 2007, déjà au Stade de France.

Les Bleus s’étaient liquéfiés face à l’émotion déjà prégnante dans les heures précédant la rencontre avec la fameuse lecture de la lettre de Guy Moquet par Clément Poitrenaud, qui avait anéanti une bonne partie de l’effectif. Ils avaient aussi pris de plein fouet la ferveur populaire après un mois et demi de huis clos à Marcoussis. "Je pense qu’ils ont tout prévu, confie Jean-Baptiste Elissalde, demi de mêlée des Bleus en 2007. Je sais que Fabien s'est renseigné sur la façon dont nous, en 2007, on avait vécu le fait d’être à domicile. Je pense qu’ils ne reproduiront pas les erreurs qu’on avait commises à l’époque, j’avais senti qu’on n’allait pas faire un match de rugby. On avait énormément de pression, il y avait beaucoup de mecs qui n’étaient pas bien dans les vestiaires, beaucoup de larmes, trop d’émotion, vraiment trop d’émotion." "C’était vraiment particulier, on était sorti de Marcoussis avec plein de motos qui nous suivaient, c’était des trucs qu’on découvrait, poursuit l’actuel entraîneur de la défense à Montpellier. On était peut-être resté trop entre nous, eux se sont mis dans un camping (à Seignosse, en août). Je pense que tout est préparé pour sentir l’émotion des gens, la ferveur et ne pas être inhibé par le moment."

Camping contre huis clos

Fabien Galthié s’est méticuleusement concentré sur la dimension mentale de cette affiche de rêve en appelant tous les sélectionneurs pour connaître leur préparation respective. Il s’est aussi entretenu avec quelques protagonistes de 2007 pour éviter les mêmes pièges. Il a ainsi opté pour un séjour en camping pendant la préparation, ouvert les entraînements au public et délocalisé des matchs de préparation (Nantes et Saint-Etienne) pour jauger le pouls populaire. Deux psychologues sont aussi au côté du groupe pour parler de cela, évacuer la pression.

L’approche particulière de ce match d’ouverture au protocole bien différent d’une rencontre classique a aussi été découpée au millimètre pour ne pas surprendre les joueurs. Le staff a ainsi abordé le dernier match de préparation face à l’Australie (41-17) le 27 août dans la même configuration que celle face aux Blacks. Ils avaient migré dans le vestiaire visiteurs du Stade de France où ils devront prendre place ce vendredi soir après avoir perdu le tirage au sort. Ils avaient foulé la pelouse pendant seulement 22 minutes, soit le temps exact qui leur sera imparti sur le terrain avant le coup d’envoi. Les joueurs, eux-mêmes, saluent le travail incroyable du staff sur tous ces détails. Leurs discours laissent transparaitre une excitation plus qu’une inhibition à l’approche du coup d‘envoi tant attendu.

"Ça va être un show exceptionnel, ça fait quatre ans qu’on travaille dur pour être à cette soirée-là"

"C’est un match d’ouverture avec un stade qui s’annonce bouillant: cérémonie d’avant-match, patrouille de France, contextualise Grégory Alldrit. Ça va être un show exceptionnel, ça fait quatre ans qu’on travaille dur pour être à cette soirée-là. On a juste hâte d’y être, c’est le premier match d’une longue série je l’espère, pas une finale. Mais vous commencez à connaître notre mentalité aussi. On veut jouer pour gagner et en tout cas on fera le maximum pour gagner le match vendredi soir."

"Le quart de finale (si les Bleus terminent dans les deux premiers de leur poule, ndlr) sera plus déterminant que ce premier match mais ce France-Nouvelle-Zélande va rentrer dans l’histoire, parie Charles Ollivon, son compère en troisième ligne. Jouer les Blacks en ouverture de la Coupe du monde, ce n’est jamais arrivé (pour la France), je ne sais pas si ça arrivera de nouveau un jour. Ce sont de très bons moments, on est là pour en profiter, se régaler. Il faut se rendre compte de la chance et du bonheur qu’on a d’être là."

Article original publié sur RMC Sport