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La France lance avec succès un deuxième satellite d'observation militaire

·2 min de lecture

C'est à bord d'une fusée Soyouz que le satellite d'observation militaire CSO-2 a pris son envol, mardi 29 décembre à 17h42 (heure de Paris), depuis le pas de tir guyanais de Sinnamary. Ce satellite de nouvelle génération, placé en orbite basse à 480 kilomètres d'altitude, permettra d'obtenir des images de "très haute résolution dans les domaines visible et infrarouge, par temps clair, diurne ou nocturne" selon le Centre national d'études spatiales (CNES), maître d'ouvrage du projet pour le compte de la Direction générale de l'armement (DGA).

Ce deuxième satellite s'inscrit dans le cadre de la constellation CSO (pour Composante spatiale optique), qui devrait remplacer à horizon 2022 la précédente génération de satellites militaires d'observation Hélios 2. Le projet, débuté en 2018 avec le lancement du CSO-1, connaîtra sa prochaine étape fin 2021, avec le lancement du CSO-3. À eux trois, ils pourront enregistrer plus de 800 clichés par jour. Ces nouveaux satellites ont une durée de vie estimée à dix ans.

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Les CSO-1 et 3, placés à 800 kilomètres d'altitude, seront employés à des missions de reconnaissance tandis que le CSO-2 sera affecté à des missions d'identification en orbite basse, pour offrir une meilleure résolution. "Plus agile et réactif que ses prédécesseurs, CSO permet de recueillir un plus grand nombre d’images d’une même zone géographique en un seul survol et délivre aux forces des images d’une qualité inédite", s'est félicité le ministère des Armées dans un communiqué.

Le CSO-2 permettra aux forces armées d'accéder à un grand niveau de détail : il pourra par exemple identifier un véhicule en environnement urbain et même déceler la présence d'armement à son bord. La construction de ces satellites est assuré par Airbus Defense & Space tandis que l'optique est fournie par Thales Alenia Space.

La composante spatiale optique est accessible (...)

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