France / Eco : les maires de France veulent connaître la facture du décret sur les rythmes scolaires

L'Association des Maires de France a annoncé ce jour avoir obtenu le report de l'examen du décret sur les rythmes scolaires, examiné hier matin par la Commission consultative d'évaluation des normes. Si les représentants de l'AMF ont rappelé leur adhésion à l'objectif de la réforme, ils ont aussi "fait part de leurs fortes réserves notamment sur le coût de sa mise en oeuvre".

Ce sont donc les modalités d'application de la réforme qui posent problème. L'AMF souhaite que soit bien défini ce qui est pris en charge par l'Education nationale dans le et ce qui relève de l'initiative communale dans un temps périscolaire, pour éviter que les communes ne supportent au final toute la charge. "Il ne faudrait pas non plus qu'elle laisse penser qu'il y a obligation d'accueillir tous les élèves jusqu'à 16h30 alors que ce temps périscolaire est en droit facultatif", explique en outre l'organisation, qui souhaite de surcroît que la date d'entrée en vigueur de la réforme soit négociée dans chaque commune. L'AMF souhaite aussi obtenir un allègement pérenne des taux d'encadrement des accueils périscolaires, et regrette que le fonds d'aide de 250 millions d'euros décidé par les autorités pour assister les communes en difficultés ne porte que sur celles s'engageant en 2013 et "qu'il s'agisse d'une aide ponctuelle alors que les dépenses supplémentaires induites par la réforme des rythmes scolaires sont des dépenses durables".