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François Villeroy de Galhau (Banque de France): "Une dette doit être remboursée, tôt ou tard"

·2 min de lecture

INTERVIEW - Pas d'ambiguïté. Pour le gouverneur de la Banque de France, une dette doit être remboursée. Mais pas d'obstacle à un traitement différencié de la "dette Covid" dans le temps.

Challenges - Comment s’est terminée l’année 2020 en termes de déficit public et quelle incidence sur la dette de la France ?

François Villeroy de Galhau - Le déficit de l’Etat est actuellement annoncé à 178 milliards d’euros, mais nous préférons raisonner en déficit "maastrichtien" avec la Sécurité sociale et les collectivités locales. Les chiffres, encore provisoires, devraient représenter environ 9 % du PIB, soit de l’ordre de 200 milliards. Cela nous amène .

Ces hauts niveaux sont-ils justifiés ?

Totalement. Face à la brutalité du choc , les mesures sanitaires se sont imposées pour sauver des vies. Le déficit 2020 découle d’un amortisseur public massif pour contrer une récession sans précédent et aider les ménages et les entreprises. D’ailleurs, cet effort volontariste - à plus de 4,5 % du PIB - est au moins aussi élevé en France que chez nos voisins : les montants effectivement dépensés en Allemagne sont par exemple inférieurs à 4%.

Est-ce soutenable ?

Le problème c’est plutôt le niveau de dette avec lequel nous sommes entrés dans cette crise, à 98 % du PIB en 2019. Une dette que nous n’avons cessé d’alourdir puisque nous étions à 60 % en 2000 – au même niveau que l’Allemagne – et à 20 % en 1980. Le est donc aujourd’hui deux fois plus élevé qu’à la génération précédente.

Le "sac à dos" ne va-t-il pas encore s’alourdir ces prochaines années ?

Notre prévision est . Car d’un côté, malgré les vaccins qui vont finir par stopper l’épidémie, il y aura la poursuite de certaines dépenses exceptionnelles; mais de l’autre nous devrions connaître un taux de croissance exceptionnellement élevé. La France a déjà réussi pendant l’été 2020, le rebond le plus marqué de toute la zone euro.

Du coup, peut-on aller plus loin ?

Il faut continuer à dépenser pour contrer les effets de la crise, mais à condition que ce soient des dépenses temporaires et réversibles. Et quand nous aurons solidement retrouvé le niveau d’activité pré-Covid, après 2022, il faudra et maitriser pour cela nos[...]

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