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Française des Jeux (FDJ) : pourquoi l’Etat sera triplement gagnant

L'introduction en Bourse de la Française des Jeux est imminente. Alors que le prix d'introduction sera dévoilé dans la journée, les investisseurs institutionnels comme les petits porteurs ont largement répondu présent. Les établissements financiers se sont rués dès les premières heures de la période de souscription sur les actions. Et Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie et des Finances, a annoncé que les souscriptions en provenance des petits épargnants avaient dépassé le milliard d'euros - alors que l'enveloppe théorique visée à l'origine par le gouvernement était fixée à 600 millions.

"C'est un immense succès populaire (...) C'est considérable. Les Français sont au rendez-vous, les souscripteurs sont au rendez-vous", avait salué M. Le Maire. Au vu du succès rencontré par l'opération, le prix du titre devrait se situer en haut de la fourchette initiale comprise entre 16,50 et 19,90 euros. Afin de contenter le maximum de porteurs, les souscriptions inférieures à 5.000 euros seront prioritaires, et ceux qui auront demandé plus ne verront qu'une partie de leur demande satisfaite. En tout cas, l'Etat sera triplement gagnant. Voici pourquoi.

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En abaissant sa participation de 72% à quelque 20% dans la FdJ, l'Etat devrait empocher près de 2 milliards d'euros, une somme qui permettra d'abonder le fonds pour l'innovation et l'industrie. Il va également continuer d'empocher les quelque 3,5 milliards d'euros de recettes fiscales et sociales versées chaque année par l'opérateur de jeux, même après la privatisation. Sans oublier les 380 millions d'euros de l'entreprise qu'il va recevoir en échange du monopole pour exploiter pendant 25 ans jeux de loterie et paris sportifs dans son réseau physique.

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Héritière de la loterie nationale créée en 1933, la Française des Jeux est une des rares entreprises publiques françaises en bonne santé

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