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De quoi la fréquence des sommets avec l'Afrique est-elle l'expression?

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Dans l'agenda diplomatique de l'Afrique, la tenue des sommets transcontinentaux est devenue une véritable démonstration d'influence pour les puissances. La Russie l'a fait à Sotchi fin octobre, dans la foulée de la Chine, du Japon, de l'Inde, de l'Allemagne. Habituée des sommets transcontinentaux, la France va tenir «son» sommet avec l'Afrique en juin 2020. En attendant de meilleures auspices, les rumeurs de boycott qui ont eu raison du sommet de 2017 n'ont pas dissuadé Israël de renoncer à une grand-messe avec les Etats du Continent. Au moment où le Brésil songe déjà à une date comme d'autres pays hors du Continent, l'Arabie Saoudite s'apprête à recevoir l'Afrique dans les prochaines semaines.

Une (re)colonisation de l'Afrique?

Malgré une certaine diversité dans l'identité des prétendants, ce nouveau regain d'intérêt pour le Continent le replonge dans des souvenirs d'un passé que l'on croyait révolu s'apparentant à une (re)colonisation. «L'Afrique est le continent dont la croissance démographique et les ressources du sous-sol constituent des éléments d'attractivité pour tous les pays qui recherchent des points de croissance et des débouchés commerciaux. Il n'a échappé à personne que tout, ou presque, est à faire en Afrique. Comme lors de la Conférence de Berlin de 1884, qui avait donné le coup d'envoi de la colonisation, toutes les grandes puissances et les puissances moyennes viennent en Afrique chercher des parts et des points de croissance», relève Louis Magloire Keumayou, journaliste et président du Club de l'Information africaine à Paris.

Dans un contexte géopolitique mondial marqué par les incertitudes économiques et sociales, l'Afrique apparaît comme la nouvelle terre promise. Aussi toutes ces puissances ne lorgnent non seulement cette croissance tirée

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