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Des fosses communes de croisés retrouvées au Liban

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La récente découverte, à Sidon, au Liban, de charniers de croisés remontant au 13e siècle - des vestiges rarissimes - confirment la réalité de la brutalité de la période des croisades.

Perforés, tranchés, cisaillés, décapités… Les restes humains enchevêtrés d’au moins 25 individus présentant de nombreux marques traumatiques ont été mis au jour lors de fouilles archéologiques menées dans les douves situées au nord-est du château Saint-Louis, à Sidon, au sud de Beyrouth (Liban).

Ruines du château Saint-Louis à Sidon (Liban). © Photos 12/Alamy/AlexeIA/AFP

Les deux fosses communes identifiées de l’ancienne Sagette (nom médiéval de Sidon) ont pu être datées grâce à la collecte de boucles de ceintures franques et d’une pièce de monnaie datant des croisades (1097-1291). Soit la deuxième partie du 13e siècle, époque où se sont achevées ces célèbres expéditions militaires conduites par des chrétiens d’Occident pour reconquérir Jérusalem et la Terre sainte.

Images des charniers médiévaux de Sidon, au Liban. Crédits: PLos One

Des croisés aux origines diverses

L’ensemble des squelettes recueillis par les archéologues de l’université de Bournemouth (Royaume-Uni) présentait des blessures non cicatrisées, résultant de coups reçus à l’aide d’instruments tranchants tels que des épées ou des haches. Leur description est publiée dans un article de la revue PLoS ONE. L’analyse d’isotopes dentaires ainsi que des études ADN ont indiqué que certaines des victimes étaient nées en Europe, d’autres étaient d’ascendances locales proche-orientales, et quelques-unes étaient “mixtes”, autrement dit issues d’un parent possédant un bagage génétique venant d’Orient et l’autre d’Occident. Des découvertes cohérentes avec la diversité de la composition de la société des croisés, telle que les relatent les sources historiques.

En rouge et jaune, les traces d'impacts des blessures par armes tranchantes relevées sur les squelettes de croisés des fosses de Sidon (Liban). © PLoS ONE

Saint Louis aurait participé à l'enterrement des cadavres selon certaines chroniques médiévales

Sidon où ont été récupérées ces dépouilles était une ville portuaire stratégique, occupée par les Crois[...]

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