Marchés français ouverture 7 h 45 min
  • Dow Jones

    34 152,01
    +239,61 (+0,71 %)
     
  • Nasdaq

    13 102,55
    -25,55 (-0,19 %)
     
  • Nikkei 225

    28 868,91
    -2,89 (-0,01 %)
     
  • EUR/USD

    1,0176
    +0,0005 (+0,05 %)
     
  • HANG SENG

    19 830,52
    -210,38 (-1,05 %)
     
  • BTC-EUR

    23 490,29
    -127,53 (-0,54 %)
     
  • CMC Crypto 200

    569,15
    -2,76 (-0,48 %)
     
  • S&P 500

    4 305,20
    +8,06 (+0,19 %)
     

Fortunes: est-ce possible de déshériter ses enfants?

©shannonlawford / Pixabay

Une fondation actionnaire peut protéger une transmission d'entreprise.

Je te déshérite." Fou de colère, Harpagon, l'avare de Molière, brandit cette ultime menace à son fils. Tous les riches ne partagent pas cette référence. Certains ont plutôt médité la maxime d'Andrew Carnegie: "L'homme qui meurt riche meurt disgracié." Ils se sont eux-mêmes dépossédés et ont déshérité leurs enfants. Dans le monde anglo-saxon, où l'on peut donner à qui l'on veut, la démarche n'est pas exceptionnelle. Des grandes dynasties, comme les Rockefeller, jusqu'aux richissimes de la tech tel Bill Gates, l'histoire américaine est pavée de ces milliardaires qui ont préféré financer des causes que leurs rejetons.

Mais, en France, la loi impose, ce qui n'est pas le cas ailleurs en Europe, une "réserve héréditaire". Entre 50 et 75% des biens sont destinés aux enfants. Et pourtant, des entrepreneurs pionniers comme Jean-Pascal Archimbaud, le "roi de la palette", Bruno Peyroles, le fondateur du papetier Bureau Vallée, Gérard Brémond, celui de Pierre & Vacances, ou Yann Rolland, le fondateur de l'industriel Cetih, se sont lancés dans "l'exhérédation" -le fait de déshériter un proche. Avec le soutien et l'affection desdits enfants.

Cadeau empoisonné

Leurs raisons? La crainte de leur offrir un cadeau empoisonné, mâtinée chez certains d'une quête de sobriété. A quoi bon transmettre à sa progéniture une fortune que plusieurs vies ne suffiraient pas à dépenser? Ce legs encombrant ne risque-t-il pas d'entraver leur chemin, étouffer leurs ambitions? Le désir, aussi, de pérenniser leur entreprise tout en donnant du sens à leur patrimoine. Le modèle de la fondation actionnaire permet ainsi à la fois de libérer les enfants du poids de la reprise et de protéger l'entreprise des prédateurs puisqu'une fondation ne peut pas être rachetée. Et il profite au bien commun: les dividendes de l'entreprise sont reversés à une cause philanthropique. Défendue par le collectif De Facto, cette possibilité reste méconnue et marginale. L'Hexagone ne compte que vingt fondations actionnaires quand [...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles