La bourse est fermée

Les fonds spéculatifs veulent profiter de la déroute des entreprises fragilisées

Alors que de nombreux investisseurs en actions ont perdu gros (30.000 milliards de dollars au niveau mondial !) avec la débâcle des marchés, les fonds spéculatifs (hedge funds, qui gèrent l'argent que leur confient les plus riches et les fonds de pension ou souverains), cherchent désormais à profiter du marasme actuel. Que ce soit à la hausse ou à la baisse. Un nombre important d’entre eux veulent persuader leurs clients que la débâcle et les incertitudes économiques actuelles constituent une opportunité d’investissement unique, selon des notes internes consultées par l'AFP. Certains ont déjà eu des discussions avec des investisseurs et de potentiels nouveaux clients, à qui ils ont martelé que les actifs financiers - actions, obligations des entreprises, matières premières - n’avaient jamais été aussi peu chers depuis la crise des subprimes de 2008, selon des sources proches du dossier.

"Nous ne levons de l’argent frais que quand nous entrevoyons des opportunités sur les marchés", souligne auprès de l’AFP une source interne chez Baupost Group. Ce hedge fund, qui n’avait pas sollicité les investisseurs depuis 2011, a investi récemment 1,5 milliard de dollars dans des actifs déprimés et propose à ses clients d'augmenter leurs fonds afin de lui permettre d'être plus agressif. Les hedge funds veulent investir dans les entreprises laminées en Bourse et s’intéressent aussi aux sociétés non cotées qui sont à court de liquidités. Ils font le pari que les plans de relance massifs des gouvernements vont aider à la reprise de l’activité économique et au redressement des marchés.

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King Street Capital Management a adressé une lettre, consultée par l’AFP, à des investisseurs, dans laquelle le hedge fund se dit en quête "des grandes entreprises de haute qualité dont les dettes et les (demandes de) prêts ont été affectées par la débâcle". Citadel, le hedge fund du milliardaire Kenneth

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