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Fonderies SAM et Aluminium Wheels: les sous-traitants de Renault passent à la casse

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Le vendredi 26 novembre, le tribunal de commerce de Toulouse a acté la liquidation définitive de la SAM. Le constructeur automobile assume de ne pas pouvoir apporter un "soutien inconditionnel à ses fournisseurs en difficulté".

Les feux de palettes, allumés à l’entrée de l’usine, ont consumé leurs derniers espoirs. Mercredi, plusieurs ouvriers de la Société Aveyronnaise de Métallurgie (SAM) n'avaient plus les mots pour qualifier le choc. Le combat est fini. Renault Group n’interviendra pas pour accompagner la reprise de leur fonderie, propriété du groupe chinois Jinjiang. Prenant acte de ce choix, le tribunal de commerce de Toulouse a prononcé, vendredi, et la cession immédiate de son activité.

Mardi, le constructeur automobile a annoncé qu’il ne pourrait pas "apporter un soutien inconditionnel à ses fournisseurs en difficulté". En revanche, il apportera son accompagnement au projet porté par le groupe Saint Jean Industries dans l’usine d’Alvance Aluminium Wheels, à Diors (Indre). "Renault Group considère qu’Alvance Wheels dispose d’atouts essentiels tels que son savoir-faire et un marché à même de rencontrer des débouchés pour atteindre ses objectifs de redressement", explique .

Injuste ? L'Etat avait bien tenté de mettre la pression sur le constructeur automobile, l’unique client de la Jinjiang SAM, pour s’engager sur un "plan de charge défini" à Viviez, dans le bassin de Decazeville (Aveyron), où 350 emplois sont menacés. Mais présentée par l’ancien directeur du site, Patrick Bellity, "ne présente pas les conditions de pérennité et de sécurité nécessaires pour l’entreprise et ses salariés", a commenté le groupe. Le vendredi 26 novembre, le tribunal de commerce de Toulouse a signé la fin de son activité.

Bercy propose, Renault dispose

Au terme de cette semaine, seule l’une des deux fonderies sera, donc, en capacité d’être reprise par un autre actionnaire grâce aux commandes de Renault. Un dénouement brutal, pour la région et l’Etat, engagés dans cette procédure de reprise. "On s’est battu, comme pour chaque site industriel", s’est défendu mercredi le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, invité de France Info. Désormais, "Renault doit accompagner chaque salarié pour qu’il retrouve un[...]

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