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Le FMI alerte les bailleurs sur le risque d’endettement excessif en Afrique subsaharienne

·1 min de lecture

Le spectre d’un endettement excessif ressurgit pour les pays d’Afrique subsaharienne suite à la pandémie de coronavirus. Le Fonds monétaire international vient de tirer la sonnette d’alarme et appelle les pays donateurs à faire preuve d’« audace » face au mur de la dette qui attend l'Afrique.

Les besoins de l’Afrique subsaharienne pour les 3 prochaines années pour faire repartir leurs économies sont énormes. D’après le FMI, il faudrait 890 milliards de dollars de financements extérieurs pour les pays de la région. Cette somme représente plus de la moitié de leur PIB global. Il va falloir donc un retour aux emprunts massifs pour stabiliser des économies fragilisées par la crise sanitaire mondiale, alors que la région était sur une trajectoire de réduction de sa dette au début de la pandémie.

Crise compliquée par le prix du pétrole

Les deux tiers du montant nécessaire sont déjà identifiés, avec des promesses d’institutions financières internationales, de créanciers bilatéraux et de créanciers privés. Il faudra donc trouver 290 milliards de dollars - d’ici à 2023 - pour combler le déficit financier. Les pays pétroliers comme le Nigeria et l’Angola, confrontés à une baisse à la fois des prix de l’or noir et du volume de leurs exportations, devraient voir leur taux d’endettement augmenter considérablement.

Le FMI appelle le G20, composé des principaux bailleurs eux-mêmes très affectés par la crise du coronavirus, à faire preuve de plus d’audace, par exemple en réduisant les intérêts de la dette. Le fonds salue tout de même le moratoire mis en place en avril dernier, d’abord pour 6 mois et récemment prolongé jusqu'à l’année prochaine.

►À écouter aussi : Géopolitique, le débat - Afrique : les défis de l'après-Covid