Flunch et Courtepaille: les destins contraires des vieilles gloires de la restauration

DENIS CHARLET / AFP

Marques vedettes des années 90 et 2000, Courtepaille et Flunch sont sorties très affaiblies de la période de Covid. Mais alors que la première, en pleine tourmente, cherche un repreneur, la seconde bénéficie d’un ambitieux plan de relance lancé par son actionnaire la famille Mulliez. Les candidats à la reprise de Courtepaille ont jusqu'à ce vendredi 12 mai pour déposer leurs dossiers.

C’est "Jean qui pleure et Jean qui rit" dans le monde de la restauration commerciale. D’un côté, Courtepaille, en redressement judiciaire, attend de savoir qui sera son repreneur. Selon nos informations, le groupe Bertrand (Burger King, Hippopotamus, Léon de Bruxelles), et le fonds d’investissement HIG, propriétaire de Quick font partie des candidats, mais ne seraient intéressés que par une partie de l’entreprise. D'autre part, selon Le Figaro, le groupe La Boucherie serait candidat à la reprise de neuf restaurants et souhaiterait "maintenir la marque et les contrats des 72 franchisés du réseau".

Dans l’espoir qu’un réel plan de sauvetage apparaisse, le tribunal de commerce avait repoussé la date limite de dépôt des dossiers au 12 mai. C’est une véritable bérézina pour cette marque jadis mythique grâce à ses petites maisons rondes au toit de chaume et ses entrecôtes grillées sous les yeux des clients.

Courtepaille défaille, Flunch a du punch

De l’autre côté, Flunch, la chaîne du groupe Agapes (galaxie Mulliez-Auchan) qui possède également 3 Brasseurs et Pizza Paï, a connu son heure de gloire avec ses frites à volonté et ses généreuses mousses au chocolat. Après un passage à vide de plusieurs années, Flunch connaît une seconde jeunesse, sous la houlette du nouveau PDG Baptiste Bayart. Fini, la chaîne de cafétérias économiques, Flunch devient une enseigne familiale de food courts.

Dans les années 1980, les deux entreprises avaient des concepts très différents. Courtepaille, installé le long des routes nationales, misait sur les voyageurs, alors que Flunch, près des hypermarchés, attirait les clients après leurs courses. Mais ces formats de restauration ont beaucoup vieilli. "Une marque, c’est comme une plante, si vous ne l’entretenez pas, elle dépérit", souligne Pascal Brun, du cabinet Valentoria.

Qualité à la baisse

Facteur aggravant, pour continuer à proposer des prix bas malgré la hausse des coûts, les deux restaurants avaient déprécié la qualité. "Courtepaille éta[...]

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