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Flashback sur Hollywood

·2 min de lecture

Cinéphile, le romancier anglais Jonathan Coe fait revivre le grand Billy Wilder et toute une époque.

Flashback sur Hollywood

Ses admirateurs avaient laissé Jonathan Coe encensé, mais déprimé. Son précédent roman, Le Cœur de l'Angleterre , porté aux nues par la critique, démontait l'Angleterre du Brexit avec férocité et désespoir. Pour s'éloigner de ce cauchemar, Coe a choisi de revenir à l'écriture avec son autre passion, le cinéma, en faisant revivre l'immense Billy Wilder, le réalisateur de Boulevard du crépuscule , Sabrina , Certains l'aiment chaud et autres chefs-d'œuvre. Comme à l'accoutumée, la construction du récit est d'une habileté sans pareille. Une jeune étudiante, Calista, sert d'interprète à Wilder, qui, en 1978, tourne en Grèce son avant-dernier film, Fedora. L'histoire d'une actrice prisonnière de son éternelle jeunesse : le cinéma qui raconte le cinéma et fait briller les derniers feux du Hollywood de l'avant et de l'après-guerre, de cet Hollywood qui a offert une place, et quelle place, à ces juifs venus, comme Wilder, d'Europe de l'Est, d'Allemagne ou d'Autriche, ces juifs, comme Wilder, hantés par la découverte de la Shoah.

« Pas besoin d'aller au cinéma pour savoir que la vie est moche , précise Billy à Calista. Les gens y vont parce que ces deux heures apportent à la vie une petite étincelle. Un soupçon de joie peut être. » Wilder, cet exilé, fut un maître de la comédie, ces films si complexes à réaliser. Des instants de grâce, de légèreté, d'intelligence : les cinéphiles se souviennent par exemple de La Garçonnière, avec ces deux merveilleux acteurs, Shirley MacLaine et Jack Lemmon. Mais est-ce un cinéma qui n'est plus ? Un monde disparu ? C'est aussi cela que Jonathan Coe raconte, non pas avec tristesse, mais avec nostalgie. Wilder, Mankiewicz et les autres ont dû céder la place à une nouvelle génération ultra-brillante, celle de Scorsese et Coppola. Les enfants d'Italiens succédaient à ceux qui s'étaient enfuis de Berlin ou de Vienne. Avant que les blockbusters n'imposent leur stupide loi d'airain. Jonathan Coe fait resurgir un univers enfou[...]

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