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Flambée des prix de l’électricité : panique sur les marchés, l’Etat au pied du mur

AFP/Archives - DENIS CHARLET

Face aux craintes de pénuries d'électricité cet hiver, un vent de panique souffle sur les marchés en France. Mais l'affolement des prix est irrationnel pour le gestionnaire du réseau RTE, qui martèle qu'il n'y aura pas de black out. Promettant d'amortir le coût pour les ménages - malgré une hausse de 15% actée ce mercredi - le gouvernement menace de s'attaquer aux spéculateurs et aux superprofits. Mais sa marge de manœuvre est limitée. Décryptage.

Opération déminage. Les prix de l’électricité sur les marchés de gros explosent face aux craintes de pénuries. Elisabeth Borne a déjà acté qu'ils se répercuteront sur les ménages promettant une hausse maximum de 15% début 2023. Surtout, pour enrayer la mécanique inflationniste, le gouvernement et , (le gestionnaire du réseau de transport d’électricité) se sont employés ce mercredi à tenter de rassurer tout le monde, et particulièrement les marchés : il n’y aura pas de black out cet hiver. "Nous devons rassurer les marchés sur les risques de pénuries. Les prévisions des gestionnaires de réseaux montrent que les craintes sont excessives et que les prix sont donc exagérément hauts", a martelé la .

L'équation est hautement complexe. Les prix de l'électricité dépendent de trois facteurs : le mix énergétique, soit la capacité de production disponible, le prix de la matière première (par exemple le gaz), et la demande. Or, en France, la capacité de production est très fortement impactée par les difficultés du parc nucléaire. Une trentaine est aujourd’hui à l’arrêt, sur 56, dont 12 pour des problèmes de corrosion. En août 2022, la production nucléaire était 26% inférieure à la moyenne de production entre 2015 et 2021. Deuxième facteur aggravant : la flambée des prix du gaz, notamment liée à la guerre en Ukraine, alors que la demande est largement repartie à la hausse depuis la fin des restrictions sanitaires. Elle s’établissait seulement à 1 ou 2% en dessous de la consommation de 2019 début septembre, selon RTE. Autant de critères qui ont fait flamber les prix de l’électricité, atteignant le record de 1.000 euros sur le marché spot -pour une livraison à 24h-, fin août. Marché qui fait foi et sert de signal prix fort à tous les acteurs.

Cette hausse se répercute donc aussi sur les marchés à terme, pour une livraison à un ou plusieurs mois. "Comme il y a des incertitudes, les acteurs prennent une prime de risque. Le vendeur se couvre s’il anticipe une hausse des prix futurs [...]

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