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La fiscalité écologique doit taxer les plus riches

·2 min de lecture

En discussion au Parlement, le projet de loi Climat ne remet pas en cause l'architecture globale du système fiscal français, injuste et inefficace en matière d'environnement.

Le qui doit être voté par les députés le 4 mai, ne modifie en rien l'architecture globale du système fiscal français. Ce dernier demeure largement inefficace en matière environnementale. ne peut en effet se limiter à une taxation de plus en plus élevée de l'essence ou des logements vétustes qui pénalise d'abord les populations les plus pauvres. De telles augmentations, réalisées à l'aveugle, se heurteraient d'ailleurs rapidement à la

En réalité, l'instauration d'une véritable fiscalité écologique va de pair avec une imposition plus forte des hauts revenus et patrimoines, qui demeurent les premiers pollueurs. Même si les données restent parcellaires, on estime qu'en France, les 1 % les plus riches émettent en moyenne de l'ordre de 50 tonnes de CO2 par an, contre moins de 7 tonnes de CO2 par an pour les 50 % les moins riches. Cet écart est dû aux différences de consommation d'énergie pour se déplacer et se chauffer, mais aussi aux inégalités liées à l'empreinte carbone des achats de biens et services, et de l'épargne des plus aisés.

Taxe carbone

Pour lutter contre ces inégalités écologiques, la fiscalité doit s'attaquer non seulement au carbone contenu dans l'essence ou le diesel, mais aussi à l'empreinte carbone des autres produits et services. A titre d'exemple, la production d'une voiture électrique en Chine émet autant de CO2 que le fait de rouler 180 000 km. Dès lors, il est injuste que celui qui change de voiture électrique tous les deux ans ne paye pas de taxe carbone, contrairement à celui contraint de se déplacer dans son vieux véhicule diesel.

Pour changer la donne, la France doit se montrer plus volontariste dans l'instauration d'une taxe carbone aux frontières de l'Union européenne. Mais cela ne suffira pas. Il s'agit également de mettre à contribution les plus grandes fortunes, dont le patrimoine, encore très « carboné », a explosé depuis dix ans. Ces dernières doivent contribuer au financement de la transition écologique via un impôt sur le patrimoine r[...]

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