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Fincantieri et Chantiers de l'Atlantique renoncent à se marier

par Gwénaëlle Barzic
·3 min de lecture
FINCANTIERI ET CHANTIERS DE L'ATLANTIQUE RENONCENT À SE MARIER

par Gwénaëlle Barzic

PARIS (Reuters) - Le projet de rachat des Chantiers de l'Atlantique par son concurrent italien Fincantieri est abandonné, ont annoncé mercredi soir Paris et Rome, trois ans après la signature d'un accord qui avait été cinq fois prolongé.

Le projet d'alliance franco-italienne devait donner naissance à un nouveau champion européen - un "Airbus de la mer" - sur un marché de la construction navale percuté par la pandémie.

Le rachat du français par son rival italien s'est toutefois heurté aux réticences de la Commission européenne qui s'inquiétait d'une possible réduction de la concurrence sur un marché déjà concentré.

"La France et l’Italie prennent acte du fait que le contexte économique actuel ne permet pas de poursuivre le rapprochement envisagé entre les Chantiers de l’Atlantique et Fincantieri", disent le ministre français de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, et Stefano Patuanelli, ministre italien du Développement économique, dans un communiqué commun.

Les deux hommes s'étaient auparavant entretenus au téléphone avec la commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager.

Selon une source au ministère français de l'économie, l'ensemble des acteurs concernés ont fait le constat que les conditions n'étaient plus réunies pour mener à bien l'opération, en raison notamment des incertitudes provoquées par le COVID-19 sur le secteur de la construction navale.

En outre, d'importantes concessions auraient été nécessaires pour répondre aux réserves de la Commission européenne, a précisé la source.

NOMBREUSES PÉRIPÉTIES

En France, le projet faisait face ces derniers mois à l'hostilité d'une partie de la classe politique préoccupée par le risque de pertes d'emplois et de transferts de technologie vers la Chine, en raison du partenariat noué par Fincantieri avec un concurrent chinois.

Bruxelles avait suspendu en mars son enquête sur l'opération dans l'attente de recevoir des informations.

Le projet d'alliance franco-italienne avait déjà connu de nombreuses péripéties depuis la désignation de Fincantieri en 2016 comme repreneur après la faillite du sud-coréen STX, alors propriétaire des Chantiers de Saint-Nazaire.

Un accord de rachat conclu sous la présidence du socialiste François Hollande avait ensuite été remis en cause par son successeur Emmanuel Macron, aboutissant à une nationalisation présentée alors comme temporaire du chantier naval.

Au terme d'un accord renégocié, Fincantieri, qui est indirectement contrôlé par l'Etat italien, était censé racheter 50% des Chantiers de l'Atlantique auprès de l'Etat français pour 59,7 millions d'euros. La France avait parallèlement accepté de prêter 1% de ses parts au groupe italien sous certaines conditions.

Une réflexion stratégique va désormais s'ouvrir sur le devenir des Chantiers de Saint-Nazaire, majoritairement détenus par l'Etat français.

"Nous allons mettre les choses à plat. Il faut que nous étudiions les différents scénarios pour voir ce qui est pertinent", a dit la source en soulignant qu'il n'y avait pas d'urgence, le carnet de commandes du chantier naval étant rempli pour plusieurs années.

Le constructeur naval a fait l'objet par le passé de plusieurs marques d'intérêt même si aucune discussion formelle n'a été engagée, a-t-on dit de même source.

Basés à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), les Chantiers de l'Atlantique, ex-STX France, sont les seuls chantiers navals français capables de produire des navires de fort tonnage, comme des porte-avions et d'autres bâtiments militaires, ce qui en fait un actif national stratégique. Le site a été choisi pour construire le successeur du porte-avions français Charles de Gaulle.

(Avec Elisa Anzolin, édité par Nicolas Delame)