La bourse est fermée

Avec la fin d'Autolib', les salariés "se retrouvent au chômage à partir de lundi"

Guillaume Gaven
La résiliation du contrat Autolib' avec le groupe Bolloré était attendue, mais reste difficile à accepter pour les salariés qui se sont réunis devant la mairie du 12e arrondissement de Paris, jeudi.

Autolib', c'est fini ! Le Syndicat Autolib' Vélib' Métropole (SAVM), qui réunit les 103 communes partenaires, dont la capitale, a voté jeudi 21 juin la résiliation du contrat avec le groupe Bolloré. Le syndicat refuse de verser les 233,7 millions d'euros demandés par le groupe pour éponger son lourd déficit.

Ce système, assuré depuis 2011 par le groupe Bolloré et plombé par ce lourd déficit, a donc rendue une décision attendue, mais difficile à accepter pour les salariés, qui se sont réunis devant la mairie du 12e arrondissement de Paris, où se tenait le conseil syndical. "On est mal, on est très mal. On se retrouve au chômage à partir de lundi. On a des familles à nourrir, on a des loyers à payer, certains ont pris des crédits. Aujourd’hui, on ne sait pas ce qu’on va devenir", s’inquiète ainsi l’un des salariés.

"Une méthode brutale"

Quand un élu de Nanterre s’approche des salariés pour leur expliquer les raisons qui l'ont amenées à voter "pour" une résiliation du contrat Autolib', la dialogue tourne court. "Je l’ai dit toute à l’heure et je le redis, je ne m’enfuis pas. À Nanterre, nous avons installé 33 stations, nous avons été à fond là-dedans", tente-t-il d’expliquer dans un brouhaha contestataire.

La séance du syndicat mixte, qui regroupe la centaine de communes d’Île-de-France concernées par Autolib' a été très animée. Une partie de la droite a tenté de faire reporter la décision, mais la présidente du syndicat, la maire (...)

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