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Fin des aides, faillites... Le chômage risque d'exploser d'ici quelques mois

·2 min de lecture

INTERVIEW - Malgré les aides du gouvernement, les faillites en cascade pourraient détruire 250.000 postes dans les prochains mois selon Asterès. Explications de Louis Anicotte, économiste rattaché à ce cabinet de conseil.

Un léger mieux. Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A, ceux qui n’ont pas travaillé dans le mois, a baissé de 0,4 % au premier trimestre pour atteindre les 3,56 millions de personnes sans emploi. "Le chômage est resté relativement stable au premier trimestre malgré le confinement", a réagi ce mardi 27 avril , sur BFMTV. Sur un an, le nombre de demandeurs d'emploi a tout de même grimpé d'environ 5%.

De fait, depuis le début de la crise sanitaire le gouvernement a ouvert en grand les vannes du . Selon la Dares, 2,3 millions salariés ont bénéficié du dispositif en mars dernier (12% des salariés du privé) après 2,2 millions en février et près de 9 millions en janvier. En tout depuis le début de l’année 2021, l’Etat a dépensé plus de 5 milliards d’euros après un record en 2020 à quelque 27 milliards. Challenges a interviewé Louis Anicotte, économiste au sein du cabinet de conseil Asterès.

Challenges - Le chômage augmente depuis un an mais on n’observe pas non plus de flambée. Comment expliquez-vous cette évolution?

Louis Anicotte - Le nombre de demandeurs d’emploi toutes catégories se maintient au même niveau qu’au quatrième trimestre 2020. Mais sur l’année, leur nombre a bien augmenté de 4,9%. C’est important mais ce n’est une explosion. Ceci est dû aux milliards d’euros dépensés par l’Etat via l’activité partielle qui a joué le rôle d’amortisseur social et limité les dégâts.

A quoi peut-on s’attendre dans les prochains mois?

Si l’Etat supprime trop vite les aides aux entreprises et salariés ( et l’activité partielle) on peut craindre une augmentation du nombre de chômeurs dans les prochains mois. Le principal risque est en réalité une très forte augmentation du nombre de faillites d’entreprises. Et cela engendrerait quelque 250.000 destructions de postes selon une étude réalisée par Asterès pour les Administrateurs judiciaires.

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