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La fièvre autoritaire du président du Brésil menace le monde

·2 min de lecture

Limogeage du ministre de la Défense, démission des chefs des armées… Opposé à tout contrôle de l’épidémie, Jair Bolsonaro veut forcer ses Etats à déconfiner, alors que d’inquiétants variants circulent dans le pays.

C’est une première dans l’histoire du Brésil. Mardi 30 mars, les trois commandants des forces armées brésiliennes ont conjointement remis leur démission au président de la République Jair Bolsonaro, après le limogeage, la veille, du ministre de la Défense, Fernando Azevedo e Silva. Cette valse à la tête des forces armées résulte en partie du désaccord qui n’a cessé de s’accroître entre le chef de l’Etat et son ministre. Celui-ci s’opposait à la volonté présidentielle de recourir aux forces armées pour faire sauter les confinements anti-Covid décidés par certains gouverneurs des Etats brésiliens.

Droit dans ses bottes, Bolsonaro rejette toujours la stratégie de la fermeture du pays, même si la seconde vague de Covid qui submerge le Brésil s’avère encore plus meurtrière que la première, notamment sous l’effet d’un nouveau variant, baptisé "P.1. Ce mutant serait jusqu’à deux fois plus transmissible et réinfecterait de 25 à 61 % des personnes ayant déjà contracté le Covid. "Si le Brésil ne réagit pas plus sérieusement, il continuera à contaminer ses voisins et au-delà", a prévenu le patron de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Or le sérieux n’est pas la principale qualité du président Bolsonaro, qui a vanté des remèdes de charlatan, fulminé contre les confinements et tenté de bloquer la publication de données sanitaires.

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Des restrictions sanitaires trop tardives

Selon Natalia Pasternak, microbiologiste à l’institut Questao de Ciencia, "il n’est guère étonnant que le P.1 soit apparu à Manaus". Durement touchée par la pandémie, la ville a cru avoir atteint l’immunité collective. Les gens se sont rués sur les plages de l’Amazonie, créant les conditions idéales pour une propagation fulgurante du nouveau variant, qui n’a pas tardé à quitter la forêt pour se répandre ailleurs. On lui impute désormais 80 à 90 % des cas dans l’Etat de Sao Paulo. Pour ne rien arranger, un autre variant découvert à Rio de Janeiro, le P.2, se propage aussi [...]

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