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Fessée, brimades: une campagne télévisée alerte sur les dangers des violences éducatives ordinaires

·2 min de lecture
Le recours à la fessée, bien que non sanctionné, est désormais interdit par le code civil. - Loïc Venance - AFP - Photo d'illustration
Le recours à la fessée, bien que non sanctionné, est désormais interdit par le code civil. - Loïc Venance - AFP - Photo d'illustration

Gifles, fessées, humiliations...tant de violences à proscrire du schéma éducatif. Dans un spot publicitaire qui sera diffusé à partir du 2 novembre et dévoilé par Le Parisien ce mardi, la Fondation pour l'enfance, en collaboration avec l'association Stop VEO, souhaite mettre l'accent sur ces agissements et rappeler aux parents que ces violences éducatives ordinaires sont depuis deux ans interdites par la loi.

Un spot malgré la loi

Dans ce spot, particulièrement marquant, on peut voir un père de famille qui découvre que son enfant a dessiné sur plusieurs murs de la maison. Très vite, l'énervement monte et le père, visiblement très en colère, se dirige vers le petit garçon nommé Léo qui se révèle en fait être un homme barbu aux cheveux longs d'une trentaine d'années, l'air menaçant. S'en suit alors un dialogue, le nom du spot, au terme duquel "l'enfant" accepte de dessiner sur une feuille de papier.

L'idée est de montrer que le dialogue est, comme avec une personne adulte donc, le meilleur moyen de résoudre un problème ou un conflit. "Et si on imaginait que nos enfants étaient plus forts que nous?", conclut d'ailleurs la vidéo.

Le rappel est nécessaire. Depuis juillet 2019 et un vote du Parlement, les "violences éducatives ordinaires" sont désormais formellement prohibées. Selon ce nouveau texte inclut au Code civil, il convient désormais que "l'autorité parentale s'exerce sans violences physiques ou psychologiques". Ainsi, la France est devenue le 55e pays du monde à légiférer contre la fessée, de manière symbolique, car elle n'est toutefois pas sanctionnée.

Pourtant, les parents ne semblent pas au fait de cette avancée. Selon une étude du site de conseil parental mpedia.fr repérée par France-Bleu, ils sont un tiers à ne pas savoir que cette loi a été adoptée.

Un geste, de grandes répercutions

Il faut dire que les effets d'une fessée ne sont pas anodins. Comme l'explique auprès du Parisien le docteur Gilles Lazimi, coordinateur de cette campagne, ce geste peut-être la porte d'entrée vers d'autres violences et des troubles chez l'enfant.

"Sur le moment, on stoppe une bêtise, mais à moyen et long terme, si ces gifles et fessées sont répétées, cela provoque des difficultés dans les relations entre les parents et les enfants, une baisse de l’estime de soi, des capacités d’apprentissage à l’école et, on le sait, augmente le risque de toxicomanie", alerte-t-il.

Et le chemin semble encore long. Comme le précise cette même étude de mpedia, ils sont 85% des parents à crier sur leurs enfants lorsqu'une consigne ne passe pas. En 2019, une étude de la Fondation pour les enfants rappelait que le même pourcentage de parents, 85%, perpétuait le geste de la fessée.

Article original publié sur BFMTV.com

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