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Fermetures, rachats, licenciements: la gueule de bois du quick commerce

Davide Bonaldo/Sipa USA/SIPA

En plein essor il y a encore un an, le secteur de la livraison express de courses connaît un coup de frein brutal. Fermetures de services, rachats, et licenciements s'enchaînent. En cause, le retournement des marchés financiers et un secteur beaucoup trop concurrentiel pour une demande encore embryonnaire.

Ils ont la barre au front, mal aux cheveux et le regard groggy. Le réveil est brutal pour les startuppers du quick commerce. Il y a quelques mois seulement, autant dire hier, la fête battait son plein. Ces spécialistes de la livraison express de courses levaient des millions voire des milliards de dollars en un claquement de doigt, ils dépensaient une fortune en promotions, flyers et affiches dans le métro pour rafler de nouveaux clients, et se tiraient la bourre pour planter chaque mois de nouveaux drapeaux en Europe. Cajoo, Flink, Gorillas, Getir, Zapp, Gopuff... En un temps record, un nombre impressionnant d'acteurs avait fait irruption en France pour proposer, à chaque fois, le même service: la livraison, à domicile, de courses de dépannage, en un temps record (10 à 15 minutes). Les foodtech historiques comme Frichti ou La Belle Vie n'avaient eu d'autre choix que de leur emboîter le pas. Il fallait voir, alors, l'énergie déployée par les uns et les autres pour attirer l'attention des médias.

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Mais aujourd'hui, le téléphone sonne dans le vide. Aucun de ces entrepreneurs, jadis si prompts à prendre la parole, n'a souhaité répondre à Challenges. La fête est finie. Entre fin mars et fin mai, l'américain Gopuff, l'allemand Gorillas et le turc Getir ont successivement annoncé des suppressions d'emplois: 450 pour le premier, 300 pour le deuxième, 4.480 pour le troisième. Pire, selon un observateur du secteur, , car derrière les discours prônant le salariat, plusieurs start-up auraient recours à des prestataires de livraison... qu'elles peuvent débrancher en toute discrétion. "Nous vivons aujourd'hui l'un des jours les plus difficiles depuis que nous avons fondé Getir, car nous devons prendre des décisions importantes et complexes concernant l'organisation de notre personnel", a reconnu ainsi la licorne Getir, valorisée 12 milliards de dollars, qui supprime 14% des effectifs de son siège. Comment expliquer un tel retournement? "La reprise de l'inflation et la[...]

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