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Oui, il faut sortir de l’économie du "low cost"

·2 min de lecture

TRIBUNE - En amont du Printemps de l’Economie, créé en 2012 par Pierre-Pascal Boulanger en partenariat avec Challenges, et qui aura lieu du 12 au 15 octobre à Paris, Patrick Artus, directeur de la recherche et des études de Natixis, livre sa vision de ce qu'est devenu le capitalisme néo-libéral.

On appelle en général capitalisme néo-libéral le modèle de capitalisme qui s'est développé dans tous les pays de l'OCDE à partir des années 1980, au départ surtout aux États-Unis et au Royaume-Uni avec Ronald Reagan et Margaret Thatcher. Cette appellation est aujourd'hui trompeuse, car plusieurs caractéristiques du capitalisme ne sont plus libérales. En particulier, on sait que les entreprises ont développé des positions dominantes aussi bien sur le marché des biens que sur celui du travail, ce qui est l'inverse même de ce que souhaitent les libéraux.

À première vue, le capitalisme est devenu, plutôt que néo-libéral, un capitalisme actionnarial . Toutes les évolutions peuvent être reliées à la volonté d'accroître le rendement des fonds propres pour les actionnaires, qui exigent des niveaux très élevés, de l’ordre de 13 à 15 %. C'est pour cela qu'il y a délocalisations vers les pays où les coûts salariaux sont faibles, qu'il y a déformation du partage des profits au détriment des salariés, qu'il y a endettement des entreprises pour racheter leurs actions et qu'il y a constitution de monopoles, ce qui permet d'accroître les marges bénéficiaires.

Les actionnaires reçoivent des rentes, puisqu’on assiste à des rentes de monopole et à une rémunération anormalement élevée des fonds propres par rapport aux taux d'intérêt sur les dettes publiques. Ces rentes se doublent de ce qu'on peut appeler des rentes monétaires : les politiques monétaires très expansionnistes conduisent, avec les taux d'intérêt très bas et l'excès de liquidité, à des hausses des prix des actifs (cours boursiers, valeur des entreprises, prix de l'immobilier) qui enrichissent les détenteurs de patrimoine.

Délocalisations et faibles salaires aussi favorables aux consommateurs !

On pourrait donc croire, au premier abord, que le capitalisme contemporain ne profite qu'aux actionnaires. Les perdants semblent aussi faciles à identifier : les salariés, en particulier ceux des secteurs que l’on peut aisément délo[...]

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