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Il faut limiter le pouvoir des banques centrales

·2 min de lecture

Libérées de la lutte contre l'inflation, ces institutions soutiennent l'économie sans limite, créant des bulles boursières et immobilières. Sans contrôle démocratique.

La donne a changé. Jusqu'à la crise des subprimes de 2008, les banques centrales avaient pour objectif de lutter contre l'inflation. Désormais, leur but est d'amener les économies au plein-emploi. Ce changement de comportement s'explique en partie par la disparition récente d'une relation stricte entre chômage et inflation, établie par la courbe de Phillips.

Aujourd'hui, l'inflation est la même quel que soit le taux de chômage. Du coup, les grands argentiers privilégient le soutien sans limite aux économies.

Quitte à renoncer aux vieux schémas des anciennes politiques monétaires.

Finie donc l'époque où les banques centrales étaient accommodantes lors de la première phase du cycle d'expansion économique, avant de se montrer plus restrictives en seconde période, avec à la clé des hausses de taux d'intérêt destinées à refroidir la machine. Dorénavant, les taux restent bas jusqu'à la fin du cycle, même si l'économie est en surchauffe.

Le seul avantage de cette stratégie est de pousser les entreprises à embaucher des travailleurs peu qualifiés.

Autrement dit, à améliorer le taux de participation des salariés en âge de travailler. Tel que cela s'est produit sous l'administration Trump, avant l'arrivée de la pandémie. Mais en maintenant les taux à long terme très bas, les banques centrales prennent le risque d'alimenter les bulles financières. Comme le coût de l'argent est ridiculement faible - alors que les dividendes des actions augmentent régulièrement - les agents économiques sont enclins à s'endetter pour acheter des actions. Pas étonnant que les indices boursiers américains ne cessent de monter. De même, cela nourrit la montée des prix de l'immobilier. Aux Etats-Unis ils ont gagné 11% l'an dernier alors que le pays était en récession. Sur le plan microéconomique, la politique de taux d'intérêt bas risque de conduire à une mauvaise allocation de l'épargne.

Dans la mesure où le prix des actifs ne correspond à rien et que les primes de risque ne signifient plus rien.

Le[...]

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