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Faut-il être beau pour devenir Président de la République?

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INTERVIEW - François Hourmant, professeur de science politique à l’université d’Angers s’est intéressé pour son dernier livre au physique en politique. Dans son ouvrage Pouvoir et beauté: Le tabou du physique en politique, il explique comment et pourquoi la beauté est déterminante dans le choix des électeurs.

"Il y a un préjugé qui subsiste: tout ce qui est beau est bon", souligne François Hourmant, professeur de science politique à l'université d'Angers. Cet universitaire s'est penché sur un critère primordial dans la sphère politique, mais pourtant tabou: le physique des gouvernants. Dans son livre Pouvoir et beauté: le tabou du physique en politique, paru cette année aux éditions Presses universitaires de France, il décortique et analyse les mécanismes de la séduction politique. A moins de cinq mois de l', Challenges l'a interrogé sur l'importance du physique dans ce scrutin si particulier.

Challenges- A quel point l’image d’un candidat est prise en compte par les électeurs lors d’un scrutin?

François Hourmant- Le poids de la beauté dans une élection est une donnée difficile à chiffrer. Pourtant, a réussi à quantifier la "plus-value esthétique", c’est-à-dire l’avantage qu’a une personne jugée plus belle sur ses concurrents. Elle serait de 17% lors des élections municipales et de 20% pour les élections parlementaires. Ces chiffres sont bruts, mais ils prouvent que la prime à la beauté existe indéniablement. Ils montrent que la plus-value esthétique est d’autant plus grande que la proximité avec les candidats est faible. On connait plus facilement son maire que ses députés. Le poids de l’image prévaut sur le programme politique. Depuis 2007, le centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF) a introduit la notion "d’image émotionnelle du candidat" dans leurs questionnaires de participation aux élections, et certains chercheurs anglo-saxons la considère désormais comme "l'enjeu majeur" d'une élection.

Comment se traduit cette prime à la beauté?

Les électeurs ne votent pas consciemment pour les plus beaux, ils les créditent de plus de qualités. C’est ce qu’on appelle l’effet halo. Les personnes belles sont souvent considérées comme plus intelligentes, plus sociables, plus sincères, plus empathiques… Ces qualités sont un avantage considérable dans un champ poli[...]

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