La bourse est fermée

Pour faire grandir sa start-up, faut-il forcément opter pour un des incubateurs stars ?

Cofondateur de Smiirl, qui propose des compteurs de "like" connectés, Gauthier Nadaud se remémore avec émotion les six mois qu’il a passé au Camping, l’incubateur star parisien, rebaptisé depuis le Numa. A l’époque, en 2013, les structures de soutien aux jeunes pousses de la tech se comptent sur les doigts d’une main. Alors âgé de 26 ans, Gauthier Nadaud vient d’achever ses études à HEC Montréal. Il a besoin de se former aux pratiques de l’entrepreneuriat et surtout, d’enrichir son carnet d’adresses. "Entre fondateurs de la même promotion, on vit les mêmes galères. On y rencontre des gens qui deviennent des potes pour la vie ! " s’exclame-t-il.

Depuis cette époque pionnière, les incubateurs, privés ou publics, financés par des grandes écoles, des collectivités locales ou des entreprises du CAC 40, ont proliféré. Et quelques grosses machines ont émergé, comme Station F, l’incubateur parisien géant de Xavier Niel (1.000 start-up sur 34.000 mètres carrés), The Family (un hybride entre investisseur et incubateur), le réseau Village By CA du Crédit agricole (700 start-up réparties dans 33 lieux partout en France) ou les 13 incubateurs Paris & Co de la ville de Paris (500 start-up hébergées).

>> A lire aussi - Entrepreneuriat : 6 questions clés avant de se lancer seul

L’utilité de ces structures de renom est incontestable. D'abord, elles permettent aux entrepreneurs inexpérimentés de se construire un réseau ou d'obtenir des bureaux à moindre coût : 195 euros par mois et par poste chez Station F, soit trois fois moins cher que la moyenne des loyers en coworking à Paris. Ensuite, elles représentent souvent des guichets d’orientation vers les subventions publiques. Etre accueilli à Paris & Co donne ainsi accès à Paris Innovation Amorçage (PIA), une aide gérée par Bpifrance et pouvant aller jusqu’à 30.000 euros. Mais, pour remplir leurs espaces de coworking et attirer les meilleurs projets, ces organismes rivalisent de promesses qu’ils ne peuvent pas toujours honorer, en particulier

(...) Cliquez ici pour voir la suite

"Dans le passé, les mesures de confinement se sont révélées efficaces pour freiner le développement des maladies"
États-Unis : le plan de relance de tous les records
L’impact du chômage partiel sur la retraite
La Poste va réduire ses tournées pour protéger ses salariés
Kering : Yves Saint Laurent, Gucci et Balenciaga vont fabriquer des masques