Marchés français ouverture 2 h 20 min

La face cachée de la Monnaie de Paris

Boris Cassel et Odile Plichon

La vénérable institution plus que millénaire nous a ouvert exceptionnellement ses portes. Son métier, fabriquer des euros, est en crise face à l’évolution des moyens de paiements, mais elle s’adapte.


À la boulangerie, au restaurant, au café, comme à la piscine… Elles vous suivent partout, tout le temps. Et vous ne savez rien d’elles. Levons un peu le voile. Si elles portent les lettres RF, c’est qu’elles ont été frappées en France et viennent de la Monnaie de Paris. Cette vénérable institution, installée quai de Conti, à Paris, avait, jusqu’à il y a peu, horreur d’ouvrir ses portes.

Aujourd’hui, la vieille dame plus que millénaire - elle a été fondée en 864 par Charles II pour battre monnaie - s’ouvre aux regards extérieurs. Elle n’a plus le choix, tant sa santé financière est précaire. C’est que son métier historique - fabriquer des euros - est en crise. Paradoxalement, si on parle beaucoup de la nouvelle pièce à l’effigie de Simone Veil, qui a fait son entrée le 1er juillet au Panthéon en compagnie de son mari Antoine, la tendance est à la baisse.

« En dix ans, la commande publique a été divisée par deux », rappelle Aurélien Rousseau, le directeur général de cet établissement public et commercial. Et cette baisse devrait se poursuivre au rythme de 5 % par an, en raison notamment du développement du paiement sans contact.


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La nouvelle pièce de 2 euros émise en l'honneur de Simone Veil. LP / Philippe de Poulpiquet

S’il n’est pas question de licencier, la vieille maison s’est vue assigner un objectif de réduction de sa masse salariale de 2 % par an. L’usine de Paris, la dernière en activité de la capitale, compte encore 150 salariés. Elle s’est spécialisée dans la production des médailles, des décorations, de la Légion d’honneur et des pièces de collection.

Combien doit-on frapper de pièces de 20 centimes ?

Les pièces d’euros ou de devises étrangères, elles, sont frappées dans l’usine de Pessac (200 employés), en Gironde : chaque année, 1,6 milliard de pièces en (...)

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