Face aux prix élevés des carburants, les Français prennent moins le volant

Coup de frein à la consommation de carburants. En 2012, les livraisons d'essence et de gazole ont reculé de 1,2%, à 50,1 millions de tonnes, alors qu'elles avaient stagné au cours des trois années précédentes, selon des données de l'Union française des industries pétrolières (Ufip). Soit la première baisse depuis 2008.

Signe de la part grandissante des moteurs diesel, la consommation de gazole a continué de progresser, de 0,2%, pour représenter désormais plus de 80% du total des livraisons. Pas suffisant toutefois pour contrebalancer la chute de 6,5% de la consommation de super sans plomb.

Ce mouvement s'explique, en partie, par l'amélioration de la performance énergétique des véhicules, souligne Jean-Louis Schilansky, le président de l'Ufip. Mais il est aussi dû au maintien des prix des carburants à un niveau élevé, qui, combiné avec la crise, a incité les Français à moins utiliser leurs voitures.

Certes, sur l'ensemble de l'année, les tarifs à la pompe ont légèrement reculé. Entre le 27 décembre 2011 et le 28 décembre 2012, le prix du gazole est passé de 1,3719 à 1,3501 euro le litre, et celui du SP 95 de 1,5131 à 1,5006 euro le litre, selon des données du ministère du Développement durable.

Mais cette tendance négative cache en fait de fortes variations. Le SP 95 a grimpé jusqu'à 1,6664 euro le litre en avril, un nouveau record. Il s'est même affiché à 2 euros pendant une journée dans une station service parisienne. Le gazole, de son côté, a atteint 1,4592 euro le litre en août. Ce, avant d'entamer une décrue, sous l'effet des mesures prises par le gouvernement, et surtout de la baisse des cours du pétrole.

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