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Face au "risque de déclassement", le PDG d’EDF plaide pour une réforme du nucléaire

·2 min de lecture

Les syndicats d’EDF n’en veulent pas mais Jean-Bernard Lévy reste droit dans ses bottes. Pour le PDG d’EDF, la réforme Hercule est une absolue nécessité.

"Aujourd’hui est en risque de déclassement." Auditionné ce mercredi 10 février matin par les sénateurs, a tapé du poing sur la table. Le PDG du groupe le fera à nouveau cet après-midi devant les députés. Mais petite différence avec le palais du Luxembourg, devant les grilles de l’Assemblée, il sera accueilli . L’objet de leur courroux, c’est bien sûr Hercule, le voulu par Emmanuel Macron.

"Poison qui a fait d'EDF un acteur surendetté"

Face aux sénateurs, Jean-Bernard Lévy a dit qu’EDF resterait un groupe intégré mais que la réforme de l’électricien était absolument nécessaire. Le problème d’EDF est un mécanisme négocié avec Bruxelles il y a dix ans et qui s’appelle l’Arenh (Accès régulé à l'électricité nucléaire historique). Ce dispositif permet aux électriciens alternatifs d’acheter à EDF un quart de sa production nucléaire au prix fixe de 42 euros le mégawattheure. Au fil des ans, l’Arenh a généré des effets pervers. Quand les prix de gros sont supérieurs à 42 euros, les concurrents d’EDF exercent leurs options. Mais lorsque les prix de gros chutent, les opérateurs privés s'approvisionnent sur le marché spot et EDF se retrouve avec des surcapacités qu'il est contraint de brader.

"L’Arenh est un poison qui a fait d’EDF un acteur surendetté, estime Jean-Bernard Lévy. Notre développement, notre croissance, nos investissements sont entravés par le niveau de la dette que nous avons accumulée du fait de la dérégulation engendrée par l’Arenh. A cinq reprises, EDF a été dégradée par les agences de notation. Pour ne pas arrêter nos investissements on a cédé ces dernières années pour plus de 10 milliards d’euros d’actifs. On été recapitalisé à hauteur de 4 milliards d’euros, ." Dans le cadre de l’ouverture du marché européen de l’électricité, le PDG d’EDF reconnaît qu’"un affaiblissement d’EDF était peut-être nécessaire. Mais aujourd’hui, on est au bout de la démarche. Il faut remettre les choses en place." Il plaide en faveur d’un mécanisme stable, symétrique, avec un [...]

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