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Face à la vague MeToo, le Festival de Cannes verrouille sa communication

JP PARIENTE/SIPA

Le Festival de Cannes, qui se tient du 14 au 25 mai, retient son souffle. S’ils se sont préparés à faire face à la vague #MeToo qui secoue le cinéma, les organisateurs le savent : ils ne sont pas à l’abri d’un scandale. D’où une communication millimétrée à grand renfort de spécialistes en la matière.

Le Festival de Cannes ne plaisante pas avec son image. Traumatisés par la vague #MeToo, les organisateurs font tout pour éviter qu’une tempête médiatique ne s’abatte sur la 77e édition. Le risque est fort, pourtant. Avant la cérémonie d’ouverture, toutes les précautions ont donc été prises pour éviter qu’un acteur ou un producteur présent dans la sélection officielle ne soit mis en cause pendant la trêve cannoise déclarée du 14 au 25 mai. Il n’empêche, le sujet est présent dans toutes les têtes. Au détour d’une phrase, la maîtresse de cérémonie, l’actrice Camille Cottin, a ainsi rappelé dans son discours d’ouverture qu’aucun comportement déplacé n’y serait toléré « suite à l’adoption de la loi #MeToo ».

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Un clin d’œil à la tribune signée mardi par 150 professionnels du cinéma dans le quotidien Le Monde et réclamant « une loi intégrale contre les violences sexuelles ». Porté par l’actrice Anna Mouglalis, le texte a rassemblé la voix de plusieurs femmes de cinéma, dont Juliette Binoche, Isabelle Adjani, ou Judith Godrèche qui devrait prendre la parole sur le sujet lors de la projection en sélection officielle de son court-métrage « Moi aussi », ce mercredi 15 mai. Un hommage personnel à la libération de la parole des femmes dans le cinéma français, inspiré du mouvement lancé il y a sept ans contre le producteur Harvey Weinstein.

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Pendant l’événement, le sujet des violences sexuelles dans le cinéma ne sera pas mis de côté. Lors d’une conférence de presse, le 9 mai dernier, la présidente du festival, Iris Knobloch, avait promis que chaque incident serait traité « au cas par cas » par le « conseil d’administration et les parties prenantes ». Par ailleurs, le jury a été composé d’une majorité de femmes et sera présidé par la réalisatrice Greta Gerwig. Voix influente dans le cinéma indépendant, la présidente d’honneur s’était emparée du symbole ultra-glamour de Barbie dans un film l’an dernier pour s’attaqu[...]

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