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Face à Uber, les VTC Chabé ont misé sur le luxe

Le patron de cette entreprise de VTC a vu dans l’arrivée d’Uber une “piqûre salutaire” qui l’a forcé à accentuer le positionnement haut de gamme de sa société. Interview.

Chabé, c’est une histoire de famille. Elle commence en 1921 quand Maurice Chabé, l’arrière-grand-père de Guillaume Connan, lance son activité de grande remise, principalement destinée aux clients des palaces parisiens. Aujourd’hui, les Rolls-Royce et les Bentley ont remplacé les calèches du début du siècle, mais le positionnement de Chabé n’a pas varié : des prestations haut de gamme pour une clientèle exigeante et internationale. Directeur général de l’entreprise depuis 2014, Guillaume Connan analyse l’évolution du secteur des VTC et l’avenir du luxe dans ce domaine.

Management : Quel a été l’impact d’Uber sur votre activité ?

Guillaume Connan : Cette plateforme est arrivée en France en 2012 avec une offre très qualitative : des chauffeurs en costume, des berlines confortables, une application puissante. Même si nous ne ciblions pas les mêmes clients, nous avons dû réagir rapidement. Objectif : améliorer la qualité de nos prestations pour mettre en valeur notre différence et notre spécificité haut de gamme. Nous avons donc diversifié notre parc en y intégrant des modèles de luxe (Rolls Royce et Bentley), puis nous avons renforcé la formation des chauffeurs et modernisé les outils de commande de course pour rendre la réservation simple et rapide. Uber a fonctionné comme une piqûre de rappel. Celle-ci aurait pu être mortelle, mais, dans le cas de Chabé, elle a été salutaire, car elle nous a forcés à réagir à temps.

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Quelles ont été les conséquences pour le transport privé en général ?

L’arrivée d’Uber a permis de clarifier le marché et de distinguer trois grands segments. Au sommet, le haut de gamme, occupé par un très petit nombre d’acteurs, dont Chabé, réunit les chauffeurs de direction (au service de grands patrons) et le transport VIP (pour des clients de palaces ou pour des événements tels que la Fashion Week). Il y a ensuite le transport premium, plutôt destiné aux entreprises, comme

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