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Face à l'inflation, un "bouclier salarial" plutôt qu'un "dividende salarié"

Alain JOCARD / AFP

EDITO - Si le retour à l'indexation des salaires n'est pas de mise, comment comment éviter les pertes de pouvoir d'achat dans les entreprises?

Le retour de l’inflation à des niveaux oubliés depuis le siècle dernier imposent une réflexion sur les politiques salariales dont on avait perdu l’habitude. Et les 6,2% de hausse des prix constatée début octobre ont fait revenir la bonne vieille notion d’indexation des salaires. Emmanuel Macron a-t-il eu raison de repousser cette perspective dans son entretien du 26 octobre sur France 2?

Deux rappels du contexte s’imposent. Si l’inflation frappe tout le continent européen - elle a atteint les 10,7% sur douze mois dans la zone euro selon l'annonce d'Eurostat ce 31 octobre, la France est moins touchée par la puissance des différents "boucliers" mis en œuvre: l’Insee estime ainsi qu’elle s’est épargnée jusqu’ici trois points de hausses des prix en 2022. Et autre aspect à prendre en compte au moment de parler salaires: globalement le pays a entamé le deuxième quinquennat du président de la République avec la plus forte hausse du pouvoir d’achat en cinq ans, au moment de comparer les trois mandats successifs Sarkozy-Hollande-Macron.

Débat lancinant sur le "partage des richesses"

Ceci admit, il est indéniable que les 3% d’augmentation de salaires généralement constatés pour 2022 – jusqu’à 4% si l’on en croit la dernière étude de Deloitte – ne suffisent pas. Et peu d’entreprises ont les capacités de faire le geste de TotalEnergies (7%) sous la menace de la pénurie de carburant, ou d’EDF (8%), dont les abandons salariaux sont un grand classique dans une maison qui ne s’est jamais vraiment départie d’une cogestion avec la CGT. Alors que faire, dès lors que le retour à l’échelle mobile des salaires, qui avait appauvri l’économie française après les deux chocs pétroliers des années soixante-dix, n’est pas une option?

C’est là qu’Emmanuel Macron dégaine son "dividende salarié", bienvenu notamment au moment où certaines entreprises – encore TotalEnergies – font tout, sauf preuve de sobriété, quand il s’agit de régaler les actionnaires. Malheureusement, les contours de ce "divide[...]

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